‹ Le Trachome à LugdunumChapitre 7 sur 18 · C,. CINTVS BEAN DI SPONG LENI · texte numérisé non relu

C,. CINTVS BEAN DI SPONG LENI

1° La première inscription désigne un collyre parfumé de Caïus Cintusminus Blandus contre les granulations des paupières, ad aspritudines.

2° Le collyre diapsoricum : Caii Cintusmini Blandi

ASE diapsoricum opobalsamalum, contenait surtout des astringents métalliques, oxyde de cuivre ou de zinc. Les malades atteints de conjonctivites palpébrales avec démangeaisons et érosions angulaires bénéficiaient surtout de son action ; mais, comme le baume de Judée (opobalsamatum) coûtait très cher, il subissait de ce fait de fréquentes falsifications qui devaient mettre souvent en échec ses vertus bienfaisantes.

3° Gravée sur un autre côté du cachet, l'inscription : Cat Cintusmini Blandi diasmyrnes, indiquait un collyre à base de myrrhe, vanté contre les granulations, les cicatrices (leucoma), le larmoiement fepiphora), l'inflammation {impetus).

4° C'était un pinceau très doux, formé d’éponge : Caii Cintusmini Blandi spongarium lene ou spongia lenis. Cette éponge était employée de deux manières : 1° sous forme de pinceau; 2° en collyre avec d’autres substances. Un mélange d’éponges brûlées et de vinaigre formait un collyre efficace contre les ophtalmies. « En pinceau, les éponges les plus fines, dit Pline, telles que celles qui repoussent après l’arrachement de l'éponge mère, appliquées avec du vin miellé sur les yeux, en dissipent le gonflement. Elles enlèvent les humeurs et ont de plus une vertu curative supérieure à celle de la charpie. »

Cachet d'Hirpidius Polytimus.

Il a été découvert dans la Saône, en amont de l’ancien pont de pierre et est actuellement à Londres. Il est gravé sur les quatre côtés :

— Li ÿ =

DIAGLAVCEV ACHARISTON HIRPIDIT POLYTIM DICENTETVM

Il frappait, suivant l'interprétation donnée à certains mots de cette inscription, un collyre précieux d’Hirpidius : Hirpidii polylimeton, ou simplement le collyre d'Hirpidius Polytimus, collyre composé surtout de glaucium, suc d’une plante de Syrie et s'employant au début des affections oculaires à cause de sa vertu réfrigérante. Le collyre acharis{on se composait de substances astringentes, sans addition d’adoucissants ou de narcotiques ; il semble que par ces caractères on puisse l’opposer aux remèdes que Galien appelle délicats et qui consistent surtout en narcotiques et en substances gommeuses et féculentes.

Le cachet d'Hirpidius Politimus timbrait encore un collyre doublement piquant : dicentetum, contenant, d’après l’oculiste Démosthène, du vert-de-gris, du misy, du pavot, de la gomme, et qu'on peut rapprocher de celui de Julius Venalis : bis pinctum ad epiphoras, efficace contre les ophtalmies et stimulant contre les

amblyopies.

Cachet de Lunaris.

Trouvé, dit-on, dans le quartier de Vaise, ce cachet a été acheté à Lyon, et publié en 1884, par M. Danicourt: actuellement à Paris.

Il est en stéatite verte, el comme deux des précédents gravé sur les quatre côtés :

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