I. — Le trachome a été et reste ‘encore, dans cer
tains pays, un des grands fléaux de l’humanité ; il est
une cause sérieuse de cécité, principalement en Egypte et en Russie, d’où l'institution judicieuse de mesures prophylactiques sévéres, notamment en Amérique, réglementant l’émigration et obligeant le granuleux à
recevoir des soins.
H. — Le trachome paraît néanmoins en décroissance dans le monde entier; en Europe, l'Italie, la Russie, la Belgique et l'Espagne, restent les pays qui en sont le plus atteints.
HT. — En France, les formes présentées par le trachome sont en général peu virulentes ; chaque jour il
km
LS
y perd du terrain, grâce aux progrès de l'hygiène et se localise, avec un faible pourcentage, dans quelques grands centres, et les régions méridionales. Toutelois, récemment, en présence de cas de trachome à Paris dans les quartiers d’émigrants, l’Académie de Médecine a proposé des mesures pour lutter contre l’extension de ce péril.
IV. — A Lyon, la conjonctivite granuleuse devient de plus en plus rare, avec une moyenne à peine de 0,4°/, sur près de 20.000 malades, examinés de 1904 à 1911, contre 1,9°/, sur 15.109 consultants de 1882 à
Le nombre des hospitalisés de 1904 à 1911 n'est que de 51 sur 7.278 malades admis à la Clinique ophtalmologique du Professeur Rollet.
V. — Plus de la moitié des cas sont fournis par des étrangers à la région : étrangers vrais tels que Italiens, Egyptiens ou Espagnols, Français tels que Algériens ou Corses. Cependant le trachome se voit chez quelques sujets n'ayant jamais quitté la région. Ils présentent des formes sèches, parlois s’accompagnant de troubles cornéens graves. L'absence de formes secrétantes, par infections surajoutées, explique la noncontagion fréquente.
VI. — Comme mesures prophylactiques à Lyon, on peut estimer que les soins oculistiques y sont large-
RTE de ant
ment distribués. Néanmoins il y a lieu de surveiller attentivement certains granuleux et de réclamer au besoin la désinfection de leurs logements.
MAPS 4 : W\Le Président de la Thèse, dE AN TES ASEMROLLET VITE Le Doyen, L. HUGOUNENQ.
Vuet permis d'imprimer :
Lyon, le 14 décembre 1911.
Le Recteur, Président du Conseil de l'Université,
P..JOUBIN.