CONCLUSION
Devant les faibles résultats obtenus par les nombreuses conférences, doit-on considérer comme stérile toute tentative de collaboration internationale pour lutter contre les maux qui pèsent sur l’humanité ? Doit-on désespérer de la Société des Nations qui à pris l'initiative des conférences et en à tracé le programme ? Beaucoup de ceux qui se sont élevés contre les conventions de Genève ont fait remonter leurs critiques jusqu’à la Société des Nations. Ils ont dit qu’elle ne servait à rien dans le monde puisqu'elle n'était pas capable de résoudre contre les intérêts particuliers de certains pays, une question humanitaire d'intérêt général, qu’elle apparaissait comme un paravent commode derrière lequel les gouvernements protégeaient leurs intérêts matériels.
Nous gardons une confiance inébranlable dans l’institution qui symbolise les idées de paix, de justice et de fraternelle collaboration entre les peuples, mais nous pensons qu’on à un peu trop perdu de vue la conception qui lui à donné naissance.
Dans la pensée des auteurs du pacte, la Société des Nations devait être un organisme qui permette la
manifestation des idées de paix et d'entente internationale qui se faisaient jour dans la conscience des peuples après la guerre, qui permette la mise en œuvre de ces idées dans des conventions. Mais ce qui devait constituer le moteur de cet organisme c'était l’opinion publique. C’est pourquoi l’article 1 du pacte n’admet comme membres de la Société des Nations, que les peuples qui ont un gouvernement libre; à tout moment d’ailleurs dans le pacte on fait appel à cette opinion publique ; sans elle l’institution de Genève n’est qu’un corps sans vie. On se désintéresse trop des travaux de la Société des Nations ; même ses plus ardents partisans ignorent son ordre du jour et croient qu’elle doit d’elle même résoudre toutes les difficultés. Les gouvernements ne sentent plus l’aiguillon de l’opinion publique et se laissent entraîner par leurs intérêts égoïstes. La Conférence de Shanghaï avait soulevé une vive émotion dans le monde, celles de Genève ont passé inaperçues ; quelques lignes en quatrième page des quotidiens faisaient connaître la marche de leurs travaux. La question des stupéfiants comme l’avenir de la Société des Nations est entre les mains des peuples qui doivent obliger les gouvernements à consentir des sacrifices pour le bien général,
(Si la toxicomanie continue à faire des progrès en Europe l’opinion publique réclamera des mesures énergiques et saura les obtenir. On peut de ce côté regarder l’avenir avec confiance.
Du côté de la Chine la situation s’éclaire, elle semble avoir pris conscience d’elle-même. Les nationalistes soutenus par tout le pays ont inscrit dans leur programme la suppression totale de l’opium ; ils vont
de succès en succès; ils.se sont -emparés. de. Nankin Se et de Shanghaï et demain ils seront peut-être maîtres de tout le pays. Alors la Chine. régénérée prendra.sa : place parmi les grandes puissances et collaborera à énergiquement à la suppression CONS ÉEn du fléau :
des stupéfiants.
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