‹ Le train de minuit; comédie en deux actesChapitre 10 sur 65 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

LE COMTE

Ce qu'il y a d'amusant à remarquer, c'est que mon mariage a été la meilleure action de ma vie, si ce n'est la seule bonne... je n'avais nulle envie d'essayer de la vertu, quant à moi, mais ma sœur était là, me suppliant de me marier... J'ai pensé qu'il ne fallait pas lui refuser cette joie, je me suis marié, et voilà ma femme! J'ai été vertueux... et voilà... Vertu, ma mie! il faut avouer que le hasard a parfois une façon singulièrement burlesque de vous récompenser!... Ce qu'il y a de non moins amusant, c'est que ma sœur a fait ce mariage pour ne pas laisser sa fortune à des collatéraux de j)rovince, mais bien à quelque charmant neveu ou à quelque adorable nièce qu'elle verrait grandir auprès d'elle... Il ne faut pas m'en vouloir... ma chère sœur... mais je crois bien qu'en dépit de vos excellentes intentions, ce sont les collatéraux qui hériteront !

Entre Rifhardin vonniit do In droite.

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