‹ Le train de minuit; comédie en deux actesChapitre 9 sur 65 · SCÈNE V LE COMTE, LA COMTESSE · texte numérisé non relu

SCÈNE V LE COMTE, LA COMTESSE

Vous ne m'en voulez pas, madame, d'avoir complété la leçon que vous étiez en train de donner à Henriette? Il est bon certainement que nos gens se servent d'expressions choisies; il est meilleur encore qu'ils ne se battent point. (Mouvement de la comtesse.)

Vous me laissez...

LA COMTESSE

Nous n'avons pas, je pense, riiabitudo de beaucoup rester ensemble...

LE COMTE

Un de mes meilleurs amis, Richardin, a quitté Paris pour venir passer quelques jours prés de nous... (sounre de la comtesse.) Ouand il est arrivé, vous n'étiez pas là pour le recevoir... à six heures du matin, cela a pu ne pas l'étonner... mais si tout à l'heure...

LA COMTESSE

Je verrai certainement M. Richardin dès qu'il sera descendu...

Elle veut .sortir.

LE COMTE

Voyons, madame, ayons l'un pour l'autre les sentiments qu'il nous convient d'avoir, je le veux bien; mais il me parait au moins inutile de laisser voir... devant une personne étrangère...

LA COMTESSE

Devant une personne étrangère?... il n'y a ici que vous et moi...

LE COMTE

Je viens de vous dire que Richardin...

LA COMTESSE

Et je vous ai dit, moi, que je verrais M. Richardin dés qu'il sera descendu. Est-il absolument nécossair.- que nou^

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lions ici, en tête-à-tète, tous les deux, en attendant qu'il descende?.,.

LE COMTE

Eh ! madame...

LA COMTESSE, rinlrmmipnnt.

Cela est-il nécessaire?

LE COMTE

Nun, madame, non, cela n'est pas nécessaire.

LA COMTESSE

SoutTrez alors que je ne reste pas... Dès que M. Uichardin sera descendu, vous aurez la bonté de me faire avertir... et je viendrai...

LE COMTE

En vérité, madame...

LA COMTESSE

Vous me ferez avertir, je vous en serai fort obligée.

Elle rcillro choy. clli' h gauche.

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