ACTE DEUXIEME
LE COMTE
Le fait est que ))Oiir une partie que tu allais peut-être gagner, tu n'as pas île clianco.
Ces choses-là ne sefontpas... Madeleine, ces choses-là... pourquoi avez-vous manqué le train ?... Il était mat si vous n'étiez pas revenus, tu m'entemls... tu étais mat!
Il romontij.
HENRIETTE, bas h Jacques.
Ah ! quelle bonne idée tu as eue là !...
JACQUES, bas.
N'est-ce pas?... (fi s'avance vers lo romte.) Pardounez-moi, monsieur!
LE COMTE
Qu'est-ce qui est arrivé?...
JACQUES*
Je ne sais pas comment ça s"est fait, monsieur... les chevaux, je les croyais intelligents... je pensais à autre chose, me disant qu'ils iraient bien tous seuls, à la gare... puisqu'ils ont l'habitude... pas du tout, ils ont pris le chemin opposé; les bêtes, c'est toujours des bêtes...
RICHARDIN
imbécile!...
LE COMTE
Le mal n'est pas grand...
LA COMTESSE**
Vous prendrez le train de minuit, voilà tout
FERLY.
Il y a un train qui passe à minuit?
II Ole son paletdl et le jelle sur une cliaise.
* Madeleine, Ferly, Ricliardin, le eonile, Jacques, la comtesse. " Riilianlin au fiiml, Madeleine, Ferly, la comtesse, le comte. Henriette et Jac(|ue-; au fond.
LA COMTESSE
N'est-ce pas, monsieur?
Oui!... je ne sais pas... le service est peut-être changé.
Il romonto.
LA COMTESSE
Non, monsieur, non...
.lACQUES.
Alors je vais dételer?
LA COMTESSE, vivomenl.
Mais non... (A Fcriy.) Puisqu'on repart dans une demi-heure.
JACQUES
r»ien, madame!
Il avance la pendule sur un signe d'Intelligence avec Ferly.
HENRIETTE, ii Ricliardin qui est assis sur la cliaise où est le paletot de
Fcrly.
Pardon, monsieur.
Elle prend le paletot et remporte.
FERLY, bas, à sa femme.
On tient à nous renvoyer.
MADELEINE, môme jeu.
Mais il faut qu'on nous retienne. A notre tour do jouer la comédie.
FERLY.
Je vais te détester, Madeleine.
MADELEINE
Ça va me l'aire de la peine, mais je le pardonne à cause du hien que ça leur fera.
HENRIETTE, bas, à Jacques en sortant.
Ou'est-ce que tu as fait tout à l'heure à la pendule?
JACQUES, bas.
Rien, rien.
Ils sortcnl.