MICHEL, LOUIS, SOPHIE, JEA.NNE
SOPHIE (4), qui regarde Jeanne étendue sur le lit.
Elle roupille I
LOUIS (1), assis à droite de la table.
Je crois plutôt qu'elle a perdu connaissance.
MICHEL (2), près de la fenêtre, occupé à la barre d'appui,
Ca revient au même !
doi LE TRAIN N» (i
LOUIS
Et à présent, qu'allons-nous faire?
SOPHIE, descendant un peu en scène.
Eh ben, mais, c'est simple comme de siffler un verre : puisque j'I'ai dégottée... j'I'a garde!
MICHEL, descendant ou milieu.
Tu crois qu'ça va marcher tout d'go?...
Louis se lève et gagne à gauche.
SOPHIE
Dame...
MICHEL, descendant vers Louis
Les autres ne vont pas rester les deux pieds dans la même pantoufle ! Déjà, à l'heure qu'il est, ils doivent avoir manœuvré !
SOPHIE, s'approchant de Michel.
Ben, alors?
MICHEL, les rassemblant à gauche et baissant la voix.
Ben, alors... comme c'est une jeune fille qui a la monomanie du suicide... ça c'est prouvé!... LOUIS (1).
Eh bien?
MIi-.HEL i2).
Eu bien! Le mieux serait peut-être de ne pas contrarier ses idées... et nième de les aider!...
LOUIS
Un crime! Encore?
MICHEL,
Allons donc!... Un accident !... Le crime, c'est le fait brutal .. la cliose voulue!... L'accident, au contraire, c'est le hasard qui le fait naître. (Remontant à la fenêtre.) Tiens, regarde cette fenêtre...