ACTE PREMIER
LOUIS
Je ne sais pas I mais je voudrais voir cette onfant-là à tous les diables ! car il l'a bel et bien adoptée !.... Les soldats de corvée reviennent et traversent de gauche à droite.
SOPHIE
Mais comment se fait-il qu'il se nomme Paul Dubourg --• vous voyez que je le connais — et vous, Louis de Fargeol ?
La scène se remplit peu à peu.
MICHEL
Parce que, quand on s'appelle Louis Dubourg et qu'on n'a pas le sou, on ne va nulle part... tandis qu'en s'intilulant... <le Fargeol, on passe partout.... même quand on n'a pas l'rond ! Voilà, chère madame Marchai !
SOPHIE, farouche.
Ail ! Tais-toi, hein !... Pas ce nom-là!
MICHEL
Comment veux-tu que j' t'appelle ?
SOPHIE
Appelle-moi mame Servon... puisque j'suis ta concubine !
MICHEL
C'est bon !... N't'emballe pas !... L'principal, pour l'instant, c'est que .nous avons déniché l'oiseau!... Pas besoin d'aller plus loin ! C'est ici que l'on va lui servir le petit plat que nous avons mijoté tantôt ! (.-V Louis.) Pas vrai. Louis ?
' LOUIS
Oui... mais tout ce monde...
Bah ! on s'expliquera en douceur ! (a Sophie.) Toi, des flûtbs ! va retrouver Malvina.
SOPHIE, se levant.
Entendu!...
Elle entre dans l'auberge. A ce moment, on voit arriver un canot monté par liuit (ou quatre) matelots et un quartier-maître à la barre ; de Mériel est assis à l'avant ', va-et-vient d'une quinzaine de personnes à l'arrivée du canot ', on regarde curieuseitient, puis, après la descente du capitaine, qui va au café de droite, la scène se vide peu à peu ', le couple de droite s'est levé et sort également.
LE GARÇON DU CAFÉ BE l'aMIRAUTÉ, à lui-même.
Ah ! Ail ! voilà M. de Mériel, le capitaine de vaisseau, qui revient de son bord !
Le canot accoste ; les matelots lèvent les avirons
DE MÉRIEL, mettant pied à terre et s'adressant au quartier-maître Dans une demi-heure, ici!(Le canot s'éloigne ; de Mériel se dirige vers le café de droite et s'assied à une table ', il est masqué par une caisse et son arbuste ; appelant.) Garçon ! LE GARÇON, accourant.
Voilà, inoncapitaine !
DE MÉRIEL.
Mon café !
LE GARÇON
Tout de suite, mon capitaine ! Ah ! vos journaux !
Il lui donne des journaux- rentre, revient et le sert. MICHEL, voyant Dubourg qui revient pensif ; à Louis» Attention ! Le v'ià qui rapplique !