ACTE PREMIER
DUBOURti, avec rage.
Ah 1
LOUIS, passant au n. 2.
Gomment, pour une somme relativement minime vous hésiteriez... quand il s'agit de l'honneur de notre nom ?
DUBOURG
C'est toi, toi, qui oses parler d'honneur !.. ïoi, qui, après avoir dévoré en orgies le patrimoine de notre père, en es arrivé à devenir faussaire, voleur ! Ah I si ce n'était pour ce nom que je veux conserver pur et sans tache, je te laisserais subir la peine que tu mérites! (a Michel en passant au n. 2. ) Vous avez cette traite ?
MICHEL, tirant une traite de son portefeuille.
La voici !
DUBOURG
C'est bien, monsieur, veuillez me suivre.... Je vais vous faire payer ! (.\ Louis.) Quant à vous, vous allez choisir: le travail ou la prison.
LOUIS (3)
Vous dites ?
DUBOURG
Je dis : le travail ou la prison ! Dès ce soir, je retourne à Paris. Demain, dans l'après-midi, je vous attendrai à mon bureau et prenez bien note que si vous manquez au rendez-vous que je vous donne, le soir même, vous serez arrêté...
LOUIS
C'est bien ! Je me soumettrai !
DUBOURG, à Michel.
Venez !
MICHEL, le suivant.
Je VOUS suis, monsieur !
Il sort par la' gauche derrière Dubourg, après avoir écliangé un signe d'intelligence avec Louis, cfui les suit; va-et-vient au fond.
DE MÉRIEL, appelant.
Garçon !
LE GARÇON, accourant.
Mon capitaine ?
DE MKRIRL, payant.
Tenez !
LE GARÇON
Merci, capitaine !
DE MÉRIEL, sortant lenteinentpar le fond, à droite.
Allons I II s'agit de retrouver monsieur mon neveu, et d'anéantir en lui tout espoir d'alliance avec de pareils gens !