‹ Le train n 6; drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 31 sur 137 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

DUBOURG

Qu'avez-voLis dit?

UE MKRIEL.

Bandits!... Oui!... Ah! vous espériez, avec vos millions, cacher la tare de votre famille, sous la devise de notre blason?... Vous vous êtes trompé... mon brave homme!

DUBOURG

Monsieur!...

DE MÉRIEL.

Jamais, moi vivant, mon neveu n'épousera une bâtarde qui a pour oncle un faussaire ! ARMAND, crispant les poings et s'avançant d"iiu bond suide Mériel.

Ah!

se dominant, il recule de quelques pas. DE MKRIEL, froidement.

Ilentre chez toi et garde les arrêts!

ARMAND

Non!

DE MÉRIEL.

Tu oublies que tu-dois obéissance à ton supérieur!...

ARMAND

Non!... non!... je donne ma démission!

DE MÉRIEL.

Je ne l'accepte pas!... Obéissez!

DUBOURG, se contenant.

Monsieur, nul n'aledroitde rien reprocher pas plus à ma fille qu'à moi-même !... Si un des nôtres a manqué à tous ses devoirs, cela n'entache nullement notre ho-

norabilité personnelle I... Je pourrais vous demander raison d§ vos insultes... mais le sang versé séparerait à jamais ces deux enfants, et je ne le veux pasl DE M É RI EL, dédaigneux.

Vous avez raison, car je refuserais!

.\HMAND, hors de lui.

Je vous défends d'insulter cet honnête homme! Ici, on voit le canot revenir et accoster. Gomme la première fois, les matelots lèvent les avirons.

DE MÉRIEL.

Et moi, je vous défends d'élever la voix ! Ou sinon, monsieur l'Enseigne, je vous fais conduire de force à bord par mes matelots ! Allez !

ARMAND, après un violent combat intérieur. C'est bien, monsieur! je m'incline devant mon chef... mon supérieur... (il passe au numéro 2, en remontant.) Mais devant mon supérieur, seulement!

Il sort jjar le fond gauche.

DE MKRIEL, à Dubourg.

Quant c\ vous, monsieur, nous verrons si vous parlerez encore de votre honorabilité, quand votre frère sera au bagne!

Il remonte dans le canot qui s'éloigne ; va-et-vient au fond; sortie de quelques personnes du café et de l'auberge.

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