JEAN N I
Oui!... Vous venez de vous révéler à inoi !... Après ce que vous venez de me dire, vous comprendrez qu'il ne m'est plus possible de rester ici ?
Elle gagne à gauche.
LOUIS, remoiilant vers la porte de gauche.
Vous voulez partir?
JEANNE (1)
Aujourd'hui même !
LOUIS (2), au-dessus.
C'est impossible!
JEANNE
Suis-je donc prisonnière?
LOUIS
Vous êtes ma pupille et vous me devez obéissance !
JEANNE, en passant au milieu, numéro 2. Ah ! si mon père vivait, vous n'oseriez pas me tenir un semblable langage!
LOUIS, marchant vers elle.
Est-ce donc vous offenser que de vous dire que je vous aime?
Oui!
LOUIS, d'une voix sourde, en marchant toujours sur elle.
Vous m'appartiendrez!... Je saurai bien vous y contraindre!
JEANNE, reculant.
Vous me tuerez plutôt !
LOUIS
Vous tuer!... Non!... (plus doux.) .Jeanne...
JEANNE, se~réfugiant derrière le canapé.
Ah ! laissez-moi!... Vous voulez me retenir ici malgré moi... mais je saurai bien vous échapper... car je ne veux plus ni vous voir, ni vous entendre !... Non t non ! Je ne le veux plus !
Elle a reculé jusqu'à la porte du premier plan de droite par laquelle elle sort, éperdue.