ACTE TRniSIKME ifH
JEANNE, s'oubliant.
Parce qu'une lille ne dénonce pas sa mère !
Elle recule à droite comme épouvantée de ce qu'elle vient de dire.
MA.LVINA, poussant un cri.
Ah !... (Après un temps.) Ah ! mon Dieu ! Vous avez dit... j'ai bien entendu, n'est-ce pas ? Vous avez dit... nne fille... ne dénonce pas... sa mère ? (signe affirmatif.) Je... n'comprends pas !
JEANNE, assise sur le canapé.
Malvina !
MALVINA, comme malgré elle.
Jeanne !... Oh ! pardon !
JEANNE, lui tendant les bras.
Mais viens donc ! Puisque tu es à présent le seul être que je puisse aimer en ce monde !
MALVINA, se précipitant vers elle.
Ah !... (Elles se tiennent embrassées. Malvina aux genoux de Jeanne.) Jeanne !... Jeanne I... Ma bonne petite sœur!... Ah!... qu' c'est bon d't'embrasser !... Ah I je n'croyais pas qu'on pouvait être si heureuse que ça ! (Tout à coup se redressant.) Ah ! mon Dieu !
JEANNE
Qu'as-tu ?
MALVINA
Notre... notre mère sait-elle ?...
JEANNE
Qui je suis ?... Oui !...
MALVINA
Et... Elle te repousse ?
JEANNE, se levant.
Elle me hait... (passant au numéro i.) Gomprends-tu à présent, pourquoi je veux quitter cette maison ? MALVINA (2), se relevant.
Oh ! Oui ! oui !... (s'approchant.) Mais, dis-moi... tu dois connaîtredes personnes qui s'intéressent à toi?... Nomme-les moi... j'irai les trouver et elles viendront te réclamer !...
JEANNE
Je ne connais personne !... Il y a une heure, je croyais encore à un ami...
MALVINA
Un ami ?
.TEANNE.
Mon fiancé !... Mais il est parti !... Lui aussi m'abandonne... Oh ! Armand !... Armand !
MALVINA
Armand ?
JEANNE
Armand de Mériel !
MALVINA
M. de Mériel ?.. Mais, Jeanne, on t'a trompée ! M. Armand de Mériel n'est pas parti ! Il est à Paris !
JEANNE
A Paris ?
MALVINA
Oui !... Je l'sais !... J'en suis sûre !... Je sais même où y d'meure !
Ah !
JEANNE