‹ Le train n 6; drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 98 sur 137 · LE COMTE, LA BARONNE · texte numérisé non relu

LE COMTE, LA BARONNE

LA BARONNE (I,) résolue.

Et maintenant, monsieur le comte, écoutez-moi !

LE COMTE (2

Je n'écouterai rien !... (passant au numéro !.) Je vous tiens pour folle ! et c'est là votre excuse!... Eh ! quoi, vous, la baronne de Grançay.., l'honneur même!... la vertu personnifiée!... Vous, la sainte, devant laquelle

ilii LE TRAIN N" (i

chacun s"iiicliue, vous supporteriez uue semblable tache à votre blason ?

LA BARONNE (2)

Oui vous dit que j'ai toujours été la feiniue dont vous parlez ?

LE COMTE

Ma sœur !

LA BARONNE

Ah ! certes oui, je fusse restée tout cela... si celui qu'on m'avait donné pour époux n'avait pas'fait do moi une martyre!,.. M.de Grançay, vous le savez, m'a trompée, abandonnée !... C'est lui qui a terni, non seulementlenomde sesancêtres, maiseucore le mien! ... le vôtre, dont il avait pris la garde!,..

LE COMTE

Que dites-vous ?

LA. BARONNE

Livrée à moi-même, alors que tout mon être désirait ardemment, sinon un peu d'amour, du moins un peu d'affection, je n'ai pu résister aux élans de mon cœur déchiré, ulcéré, broyé!...

LE COMTE

Vous !... vous... coupable?

LA B.\RONNE, tombant assise sur la cliaise à droite du

canapé.

Pardon !

LE COMTE, passant au numéro 2.

Je ne crois pas ce que vous dites là !... Non ! non !...

Je ne veux pas le croire! C'est un subterfuge que vous

employez pour m'apitoyer sur cette enfant qui est...

LA BARONNE, se levant.

Qui est ma fille !

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