LE COMTE, LA BARONNE
LA BARONNE (I,) résolue.
Et maintenant, monsieur le comte, écoutez-moi !
LE COMTE (2
Je n'écouterai rien !... (passant au numéro !.) Je vous tiens pour folle ! et c'est là votre excuse!... Eh ! quoi, vous, la baronne de Grançay.., l'honneur même!... la vertu personnifiée!... Vous, la sainte, devant laquelle
ilii LE TRAIN N" (i
chacun s"iiicliue, vous supporteriez uue semblable tache à votre blason ?
LA BARONNE (2)
Oui vous dit que j'ai toujours été la feiniue dont vous parlez ?
LE COMTE
Ma sœur !
LA BARONNE
Ah ! certes oui, je fusse restée tout cela... si celui qu'on m'avait donné pour époux n'avait pas'fait do moi une martyre!,.. M.de Grançay, vous le savez, m'a trompée, abandonnée !... C'est lui qui a terni, non seulementlenomde sesancêtres, maiseucore le mien! ... le vôtre, dont il avait pris la garde!,..
LE COMTE
Que dites-vous ?
LA. BARONNE
Livrée à moi-même, alors que tout mon être désirait ardemment, sinon un peu d'amour, du moins un peu d'affection, je n'ai pu résister aux élans de mon cœur déchiré, ulcéré, broyé!...
LE COMTE
Vous !... vous... coupable?
LA B.\RONNE, tombant assise sur la cliaise à droite du
canapé.
Pardon !
LE COMTE, passant au numéro 2.
Je ne crois pas ce que vous dites là !... Non ! non !...
Je ne veux pas le croire! C'est un subterfuge que vous
employez pour m'apitoyer sur cette enfant qui est...
LA BARONNE, se levant.
Qui est ma fille !