INTRODUCTION. IX
réunion de toutes ces choses diverses que chacun y découvre selon la direction de son esprit, selon les tendances de son opinion particuHère; il en contient d'autres non moins étonnantes qui ont échappé à l'attention de ses adversaires , mais la critique lui doit des ménagements, car elle n'est elle-même que la parfaite image de son sujet : elle aussi représente toutes les solutions ou prétendues solutions que la crise orientale a fait surgir dans les esprits. Le Traité a même un avantage sur la critique : celle-ci ne peut demander que la victoire d'une solution sur toutes les autres, et celte victoire ne serait pas un gage de paix, tandis que le Traité de Berlin, accueillant toutes les opinions au risque de se les aliéner ton '.es, ménage le présent, et offre à chacune d'elles le moyen de travailler pacifiquement à sa victoire définitive sur le terrain d'un principe qu'aucune n'a le droit de repousser, celui du self-government provincial, local. Le Traité est le produit d'une transaction entre la peur des Anglais devant le progrès des Slaves, et la peur de tous les autres devant la guerre imminente; c'est un instrument d'opportunisme appliqué à des rivalités hostiles. C'est la ^^"^ seule critique qu'il comporte, c'est le meilleur éloge qu'on en puisse faire : tout hlûme dépassant cette