INTRODUCTION. XV
liorer dans la pratique. Le Congrès de Berlin a concilié le Traité de San-Stéfano avec le Traité de Paris sur le terrain des intérêts européens; ceux-ci étant rassurés, il reste à concilier le Traité de Berlin avec les droits des populations orientales; l'y aider, c'est rendre service à la diplomatie et à l'humanité.
C'est dans cet esprit qu'est conçu ce commentaire, qui n'exclut pas la critique ; mais ici elle se borne à celle que le Traité lui-même provoque et encourage. On a sans doute observé déjà qu'il ne fournit .pas un ensemble aussi sulTisant que nécessaire à quiconque veut connaître cette nouvelle Loi politique de la Turquie et de l'Europe. Il abroge ou il modifie certaines stipulations du Traité préliminaire de San-Stéfano, il en laisse intactes certaines autres; celles qu'il abroge disparaissent du code des nations ; celles qu'il modifie entrent dans le droit international et deviennent des stipulations européennes; celles dont il ne s'occupe pas subsistent définitivement liant, les deux Puissances contractantes, mais dépourvues de tout caractère européen. Or, le texte du Traité ne cite ni les unes ni les autres : la lecture du Traité de San-Stéfano et son étude comparative avec celui de Berlin restent donc indispensables.