Coquin, goeuz, mendiant
%. Relation de l'ambassadeur yénitien Lonis Mocenigo {RelU" %ioni Vmiete, série U» t. IV, p. 37-39).
des Garafa à Textérieur ou à rintérieur des maisons, c sur peine d'estre tenu traistre de ce peuple et inf&me. > Le duc de Paliano et son frère avaient pris la fuite. Le cardinal rentra à Rome secrètement la veille de la mort du pape et se cacha chez le cardinal Garpi. Si Tun des deux Garafa se fût montré au milieu de l'exaspération populaire, il eût payé de la vie ses anciens crimes. Le corps de Paul lY fut porté sans pompe dans une chapelle de l'église Saint- Pierre par des serviteurs dévoués. Sept ans après, Pie V lui fit élever par Pyrrho Ligori, sculpteur napolitain, un mausolée de marbre dans l'église de la Minerve * .
La France, l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne, presque tout l'ancien monde, longtemps agité par la rivalité des maisons de Valois et d'Autriche, étaient intéressés à l'élection du nouveau pape. La France redoutait avant tout un pape espagnol ; l'Espagne un français ; les Italiens un pape qui rappellerait l'étranger ; l'Allemagne un second Paul lY , capable de sacrifier la paix générale à l'anéantissement de la réforme. A Rome, le sacré collège n'était pas moins troublé. Les candidatures sérieuses s'étaient révélées avant l'ouverture du conclave. La France repoussait le cardinal Pie de Garpi à cause de ses tendances
1. Pfégociations sous François 11, p. 98, 99, 100, 101, 102, 103, 104, 105.
espagnoles ^ Garpi, comblé des doos de François Vy avait rempli les fonctions de légat en 1 551 auprès de Gharles-Quint et avait rapporté de la cour impériale un grand dévouement à la maison d'Autriche. A Rome, il était le rival de Hippolyte d'Ëste, cardinal de Ferrare, chef avoué du parti français. Il avait même réussi à l'expulser de la cour romaine pendant le pontificat de Paul IV^. Aussitôt après la mort de Henri II, Tardent prélat, qui aspirait à la tiare, publia que son exclusion provenait de la haine personnelle du roi défunt et que le nouveau roi ne la ratifierait pas ^ ; mais François n confirma les instructions de son père^ et l'ambassadeur de France les communiqua aux cardinaux de Ferrare, du Bellay, Robert de Lenoncourt et Reoman ^.
La France disposait d'un assez grand nombre de voix au conclave. L'ambition du roi était de faire décerner la tiare à Hippolyte d'Esté, cardinal de Ferrare, ou au cardinal François
1. Lettre de La Boardaisière, da 6 septembre (Copie; Vo de Colbert, toI. 343, f. 350).