Lettre du Ticomte d'Ortes citée plus haut
4. Lettre de Plûlippe II À Cbantonay, du 26 septembre 1559 (Orig. espagnol; Arcb. nat., K. 1493, n* 92). — Lettre de Ghantonay À Philippe II, du 15 nor. 1559 (Orig. espagnol; Arch. nat., K. 1492, n* 77). — La liste des objets perdus avec le naTÎre de Bolivar est conservée dans le premier carton, n* 78.
A son arrivée à Yalladolid, Philippe n reçut la DOUveUe que Elisabeth était malade c de fièvre et de flux de ventre. > L'indisposition était sans gravité. Le 29 août, Ghantonay annonce le rétablissement de sa souveraine ^ £n courtisan attentif, il loue sa beauté, le charme de sa personne ; il lui fait même un mérite de grandir de jour en jour, et ajoute à ces détails : c C'est Teffet de son bonheur '. > De graves motifs s'opposaient encore à la réunion des deux époux.
Les correspondances diplomatiques insinuent à mots couverts qu'elle n'était pas nubile^. Ces retards, plus longs que nature, étaient particuliers à toutes les princesses du sang des Médicis. Catherine, qui en avait souffert plus que personne, s'efforçait de différer le voyage de sa fille, malgré le danger d'ajourner la consommation d'un mariage qu'elle avait appelé de tous ses voeux.
Après un mois d'attente, Philippe II envoya à la cour de France un seigneur de grand renom, Philippe de Âcuna, seigneur de Buendia, gentilhomme de sa chambre, afin de presser le départ de sa femme. Buendia partit de Yalladolid vers le 1 1 octobre, et arriva à Blois dans les
1. Lettre de Ghantonay à Philippe II, du 29 août (Orig. espagnol; Arch. nat., K. 1492, nf 68).
2. Lettre de Ghantonay à Philippe II, do 16 août 1559 (Orig. espagnol; Arth. nat., K. 1494, n* 65).