‹ Le traité de Cateau-Cambrésis (2 et 3 avril 1559):Chapitre 78 sur 98 · NégociatUmt sous FrançoU II, p · texte numérisé non relu

NégociatUmt sous FrançoU II, p

2. Négociations sous François II, p. 807. La saite de cette lettre D*a pu être déchifFirée.

pu être dédiififirée, car elle aurait &it connaitjre (fe corieax détaUs sur la eoffip{«xtm du roi cat^ lique. Quelle était la personne si bien infdHrmée ^? La discrétion de Claucfe de Valpei^e est r^rettable. Les autres dames d'Elisabeth tànoignent également de l'assiduité du roi d'Espagne, c II oodie ordinairement avec elle, » écrit la dame de Vineuil ; c s*il ne trove mal au reste du jour, il ne la voit guères sovant, car il est empesché après ses négoses, suivant la costume des roys d'icy*. » Quand la reine sentit les premières atteintes de la petite vérole , le roi était près d'elle. Plus tard la crainte de la contagion ne put le déterminer à s'éloigner de la chambre de la malade, c Quelque chose que l'on luy ait dit de n'y venir point, il y vient tous les jours. > La princesse était d'autant plus flattée de l'amour de son mari qu'elle avait pu être témoin du délaissement de sa mère. Elle écrit à Catherine un an après son mariage : c Je vous dires comme je suis la plus heureuse famé du monde. » Et dans une de ces heures d'ennui où peut tom-

1. Le lom de la princesse d*Eboli, alors fort assidoe auprès de la reine (fragment de journal de mai 1560, publié par le comte de la Perrière dans Missions à Saint- Pëtersbowrg, p. 20), Tiendrait naturellement à l'esprit, si Ton ne savait, depuis le saTant ouvrage de Gaspar Muro, la Princesse d'EboU, in-8% 1878, que jamais Anne de Mendoxa ne fut la maîtresse de Philippe II.

2. Lettre de Claude de Nancay, dame de Vineuil, à la reine mère, du 28 novembre (1561) (Autogr., f. fr., vol. 15875, f. 436).

ber toute jeune fille de quinze ans transplantée à 500 lieues de la maison paternelle : c Sy ce n'estoit la bonne compaignie où je suis en ce lieu, et rheur que j'ay de voir tous les jours le roy, mon seigneur, je trouverois ce lieu Tun des plus fascheux du monde. Hais je vous assure, Madame, que j'ay un si bon mari et suis si heureuse que, quant il le seroit cent fois davantage, je ne m'y facherois point ^. >

La cour d'Espagne comme la cour de France avait de nombreuses résidences : Madrid, ville moderne, déjà célèbre par la captivité de François P**; Yalladolid, l'ancienne capitale de la Gastille; Ségovie et Monzon, villes du moyen âge, pourvues chacune d'un château fort; Tolède, vieille ville arabe ; Âranjuez, palais digne par sa magnificence de la fille des Valois ; Saint-Udefonse, destiné à devenir le séjour préféré de Philippe II ; le Pardo, rendez- vous de chasse ; l'Escurial, le plus vaste château du monde, encore en voie de construction. Le roi et la reine d'Espagne, suivant les saisons, changeaient de demeure avec leur cortège de courtisans, d'officiers, de prélats, de moines et de gardes. Mais, dans les villes conune dans les châteaux, l'étiquette espagnole ne permettait aux princesses aucun plaisir extérieur, si ce n'est les combats de taureaux et les autodafés ofiî-

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