‹ Le traité de Cateau-CambrésisChapitre 23 sur 99 · LeUrti de Catherine de MédMi, t. II, p · texte numérisé non relu

LeUrti de Catherine de MédMi, t. II, p

3. Lettre de Pierrebon an roi; orig. sans date (F. fr., yoI. 15881 , f. 275).

puissance de luy mal faire^ > Philippe II ne fut pas dupe. L'intervention française était évidente, mais que servait de protester? La duplicité de Catherine, les fausses déclarations de ses ministres, les mensonges de l'ambassadeur, la perfidie politique (dont il avait lui-même donné tant d'exemples et dont il devait faire l'arme de son gouvernement durant le cours de sa longue carrière) le touchaient dans ses plus chers intérêts en Corse, mais il préféra les subir en silence* En 1564, il n'était pas prêt à recourir aux armes. Ses conseillers les plu9 prudents s'offensèrent plus que lui et l'un des plus écoutés l'engagea à déchirer le traité de Cateau-Cambrésis. c S'ils passent plus avant, écrit le cardinal Granvelle, le S8 août 1564, et que l'on y voit aller secours de Marseille, je tiens que le Koy, nostre maistre, pour faire ce qu'il convient, sera contrainct de se déclarer de guerre avec les François, et à la vérité, en ce cas, on aura par trop grande cause ^. > Bientôt Gênes, à bout de force, implora les secours de Philippe II. Un corps d'armée de 4,000 Espagnols débarqua à Âjaccio et se fondit en moins d'une année dans les défilés de la montagne ^.

Page 1