‹ Le traité de Cateau-CambrésisChapitre 26 sur 99 · Mémoires de mbier, t. II, p · texte numérisé non relu

Mémoires de mbier, t. II, p

la Bourdaisière, évèque d'Angoulème, ambassadeur de France. Mais en même temps on reçut des lettres contradictoires et plusieurs jours se passèrent dans l'incertitude, c Je commençay à doubter que led. nonce se feust un peu hasté d'escripre, écrit l'ambassadeur au roi, comme je luy ay veu faire despuis que je suis par deçà et en chose d'importance, où il n'a pas toujours esté heureux à rencontrer vérité. » Le 31 juillet seulement, un messager de Lyon apporta la confirmation des lettres du nonce ^ il était parti le 1 S juillet. On s'étonne de sa lenteur quand on voit la nouvelle des derniers moments du pape, un mois après, arriver à Philippe il, de Florence à Gand, en sept jours et demi*.

Paul lY était hydropique. Les ambassadeurs des deux rois suivaient d'un œil attentif les progrès de son mal, surtout les représentants de Philippe II, roi d'Espagne, l'ennemi de ce vieillard. Sébastien de l'Âubespine, évèque de Limoges, écrit de Gand, le 15 juillet 1559 :

c Par les dernières que nous avons de Rome, Sa Majesté est asseurée de bon lieu que l'enfleure de Sa Sainteté monte fort et qu'elle commence

1. Lettre de La Bourdaisière au roi, ea date da 17 août 1559 (Copie; Ve de Golbert, roi. 343, f. 339).

2. Lettre de Sébastien de l'Aubespine, du 31 Juillet 1559 {Négociationt sous François 11, p. 52).

à approcher Testomach Je sais quMl est

veneu à oeste fin courrier exprès, non pas qui apportas! rextrémité, mais l'assurance de la voir bientôt^. » Le 11 août, Paul IV se coucha pour ne plus se relever^, c II a un flux de ventre qui est petit, écrit Babou de la Bourdaisière, mais le desgonflement et la faiblesse sont telles que les médecins en font mauvaise estime. Quoi qu'il en soit, là où il eschappera ceste bourasque, ils ne luy donnent pas plus long terme que le mois de septembre prochain. » Seul, le

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