‹ Le traité de Cateau-CambrésisChapitre 58 sur 99 · Mémento poar Rny Gomez de Silva, en date dn 24 sep · texte numérisé non relu

Mémento poar Rny Gomez de Silva, en date dn 24 sep

encore, en 1562, aux premiers troubles, les troupes espagnoles franchirent la frontière à la demande du roi de France^. Mais ces faits sont absolument indépendants des stipulations de Gateau-Gambrésis. L'alliance fut déterminée par les événements, circonscrite à la guerre civile, close à la paix d'Amboise et ne prouve en rien que les deux rois, dès 1 559, aient enchaîné leur liberté d'action vis-à-vis des réformés.

Après la signature du traité, le choix de l'ambassadeur espagnol auprès de la cour de France fut l'objet de pourparlers. Au mois de mai 1559, Granvelle sonda la cour de France sur la nomination de Perrenot de Chantonay, l'aîné de ses frères*; le 30, Philippe II, par une lettre autographe à la reine, confirma ce choix^. Dans les premiers jours d'août, le duc d'Albe présenta lui-même le nouvel ambassadeur à la cour de France. Chantonay a laissé une correspondance très étendue. On y trouve de nombreuses révélations sur les intrigues du règne de François II et des quatre premières

tembre 1560 (Arch. nat., K. 1493, n* 90). — Lettre de Catherine de Médicis à Philippe II, s. d. {Lettrée de Catherine de Médicis, t. I, p. 149). — Lettre de Chantonay à Philippe II, du 7 octobre 1560 (Orig. espagnol ; Arch. nat., K. 1493, n* 100).

1. Nous avons raconté ces faits dans Antoine de Bourbon et Jeanne d^Albret, t. IV, passim.

2. Lettre autographe de Morviliers an connétable, en date da 13 mai 1559 (F. fr., vol. 6617, f. 42).

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