NégoeUUiom sous François II, p
de fixer les regards de leur souveraine, c si bien en point que vous n'eussiez veu qu'or sur escarlatte de velours cramoisy et tous tant chargez de chaînes qu'ilz en avoient le col tout courbé. > On disait même que Philippe II, déguisé en simple chevalier, se cachait parmi les visiteurs^. Les clercs de chapelle du cardinal de Mendoza célébrèrent une courte cérémonie et Elisabeth fut amenée à son logis. Aussitôt la chambre fut envahie par les gentilshommes étrangers. En vain le roi de Navarre s'efforçait de dégager la princesse ; la foule des visiteurs, refoulée d'un côté, se glissait de l'autre. Un témoin observe que l'indiscrétion célèbre des courtisans français fut dépassée par i'importunité des Espagnols^.
Le traité de Gateau-Gambrésis stipulait que la reine d'Espagne serait remise aux ambassadeurs du roi à la frontière des deux royaumes. Philippe II avait ajouté à cette clause des instructions minutieuses où toutes les difficultés étaient prévues' . Contrairement aux pré-
1. Lettre de Duran à Antoioe de Noailles, du 2t féTrier t559 (1560) (F. fr, ▼ol. 6911, f. 290).