NégodaUont sous FrançoU II, p
ciels, spectacles sanglants propres à dégoûter plutôt qu'à distraire une princesse de France. Juana de Portugal, la propre sœur du roi, la plus intime amie d'Elisabeth S le soir même de son arrivée à Tolède, s'enferma avec ses femmes € au plus haut du palays, en ung lieu cooime ung dourtoir. Et a chacune son lict, table et autres choses nécessaires, avecques officiers pour les garder et observer^. » Les pauvres recluses de sang royal passaient leur vie entière sous les verrous, tête à tête avec leurs duègnes, sans livides, sans visites, sans aucune échappée au dehors, ne sortant de leur retraite que pour suivre le roi en litière fermée et changer de prison.
Tel ne fut pas le règlement de vie imposé à Elisabeth. Sans cesse elle recevait Tambassadeur de France, les ministres du roi, les seigneurs de la cour', c Elle passe son temps à danser et à lire, » écrit la dame de Yineuil^. Elle jouait aux martres^, faisait des confitures, attifait des poupées, changeait et rechangeait de toilette, occupations puériles, mais appropriées