‹ Le traité de Cateau-CambrésisChapitre 83 sur 99 · Négociations sous François II, p · texte numérisé non relu

Négociations sous François II, p

duc de riofantado de ne rien changer au service de la reine jusqu'à Guadalaxara^. La comtesse d'Urèna, de la maison de la Gueva, sœur du duc d'Albuquerque, surintendante générale, rejoignit sa maîtresse à Pampelune. L'entrevue fut pleine de tendresse. La comtesse ne tarissait pas d'hommages et Elisabeth d'éloges. Les dames espagnoles voulurent voir la reine parée à la mode de France et admirèrent si naïvement son élégance que la princesse, pour leur plaire, reprit pendant quelques jours les toilettes qu'elle avait quittées.

Les premières relations de la dame d'Urèna et de la comtesse de GlernK>nt furent cordiales et affectueuses. Mais la camerera mayor n'avait pas vu sans dépit la faveur de sa rivale. À Tudele, au moment du départ, Elisabeth commanda à Lansac de Saint-Gelais d'offirir à la comtesse une place dans la litière royale. La comtesse s'épancha en protestations dévouées, mais déclina cet honneur. La reine appela madame de Glermont. Au premier mouvement du cortège, la dame d'Urèna lance ses estafiers à la suite de la reine et renverse les porteurs des demoiselles de Montpensier et de Rieux.

1. Nëgoeiaiiom ious François II, p. 175, 184, 191 et 192. ^ Relations de Lansac, de L'HailUer et relation anonyme. Voyez aussi rinstraction de Philippe II an dac de l'Infantado (Arch. nat., K. 1643, n* 31).

Il y eut un moment de trouble. Les pages et les varlets des deux races s'insultaient avec émulation. Au bruit du désordre, la reine fit arrêter sa litière et conunanda à Lansac de représenter à la comtesse que les demoiselles de Montpensier et de Rieux étaient des princesses de la maison de Bourbon, non sujettes du roi d'Espagne. La comtesse répondit avec une soumission affectée et rejeta la faute sur ses gens qu'elle promit de faire châtier, c mais je congneus à son visage, dit Lansac, qu'elle estoit un peu troublée^. *

Après l'installation de la reine à Tolède, Philippe II désira qu'elle fût c entièrement servie et acomodée à la façon du pays. » Sébastien de l'Âubespine, qui connaissait les inclinations du roi, conseilla lui-même le rappel des dames françaises c pour les dix mille petites riottes et difficultés > que la rivalité des deux .nations engendrait journellement^. Plus la reine pourra

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