‹ Le traité de Cateau-CambrésisChapitre 84 sur 99 · Pféçœlationt sous François II, p · texte numérisé non relu

Pféçœlationt sous François II, p

2. Nous en saronB plus aujourd'hui sur lee quercAles intestines des dames de la chambre d'Elisabeth que Catherine ellemême. Toutes les lettres des dames, pour par? enir à la cour de France, étaient remises à Sébastien de i'Aubespine, ambassadeur du roi. L'Aubespine en prenait connaissance et, si elles ne contenaient que des récits d'alcôve on des médisances d'antichambre, ii ne les enroyait pas A destination, de crainte d'aigrir les rapports déJA si tendus des deux cours. Ces lettres restaient dans ses papiers. C'est lA que les a trouvées 11. Louis Paris lorsque, en 1841, il publia les MgockUions sous le règno de François IL

se passer de Français, écrivait-il, plus le pays sera content et le roi c moins estrange de sa chambre^. » Elisabeth sacrifia les aamôniers, les secrétaires, les maîtres d'hôtel, les écuyers, les gens de bouche et d'écurie, qui donnaient encore à sa maison l'apparence d'une cour française. Des deux médecins, Vincent de Montguyon et Simon Burgensis, le premier resta seul en Espagne. Le second fut renvoyé, au grand regret de L'Aubespine, parce qu'il ignorait la langue espagnole*. Le maître d'hôtel, le s. de Vermond^, le secrétaire, Jehan de Bonacourcy *, rentrèrent en France . Les serviteurs remerciés se plaignirent amèrement. Hais le roi d'Espagne se montra d'une munificence qui adoudt leurs r^rets. Ils touchèrent tous, outre le chiffre de leurs gages, des gratifications de 200 à 500 écus suivant le rang^.

y La liste des dames maintenues fut difficile à

1. Lettre de Sébtfttiea de l'Aabespine A la reine mère, du 2 Jain 1560 (Orig., f. fr., vol. 15874, f. 30).

2. Lettre de Burgensis A la reine, du 1*' juin 1560 (Oiig., f. fr., Yol. 15874, f. 29). — Lettre de L'Aubespine à la reine, du 2 juin (Ibid., f. 30).

3. Letlre du s. de Vennond A Catherine de Médids, du 5 juin 1560 (Orig., f. fr., vol. 15874, t 38).

4. Lettre de Jehan de Bonaoourcy A la reine mère, du 23 juillet 1560 (Autogr., f. fr., vol. 15874, f. 73). — Lettre de Sébastien de TAubespine A la reine mère, du 31 août 1560 (Orig., ibid., f. 104).

5. Lettre de L'Aubespine à la reine mère, du 2 juin 1560 (Oiig., f. fr.. vol. 15874, f. 30).

établir, tant la cour d'Espagne imposait de suppressions ^ Après de longs pourparlers, la princesse obtint de garder les matrones habituées aux soins de sa personne, notamment la dame de Vineuil, malgré la comtesse d'Urèna^. Le nom de la dame de Glermont fut discuté comme une affaire d'État. L'ambassadeur de France plaida en sa faveur auprès du duc d'Âlbe, comme il avait plaidé pour conserver Calais au roi. Pendant la négociation, la dame de Glermont tomba malade. Son départ fut indéfiniment ajourné. Elle guérit bientôt par les soins d'André Vésale et reprit ses fonctions au château^. L'ambassadeur de France lui conseilla de conserver c doulcement son rang > et le roi d'Espagne lui envoya de beaux présents^.

Le maintien de la dame de Glermont alimenta les guerres intestines. Les demoiselles de Rieux et de Hontpensier échappaient à la lutte par leur qualité de princesses du sang, mais Louise de Bretagne, la conseillère en titre, la confidente de toutes les heures, fut journellement attaquée. Tantôt elle avait raillé l'étiquette, méprisé les

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