‹ Le Traité de Washington [microforme]Chapitre 10 sur 77 · AN · texte numérisé non relu

AN

xvi AVERTISSEMENT.

Mais je n'ai jamais contesté leur droit d’avoir ces sentiments et de les exprimer comme ils le trouvaient bon. Je n'ai jamais prétendu critiquer la justice de ces opinions devant le tribunal établi pour juger d’autres points. Je me suis strictement borné aux questions soumises aux arbitres et j'ai argué que cette partialité des membres du Gouvernement était de nature à conduire à un manque de diligence et que, en cas de doute, elle devait faire pencher la balance.— Cette manière de raisonner est maintenant admise

comme juste.

Si j'ai conclu que ces actes des membres du Gouvernement Britannique étaient incompatibles avec la “diligence requise” exigée par ie traité, je n'ai fait que ce que Lord Russell avait prédit à M. Adams comme le résultat inévitable de l'arbitrage. ‘“ Le Gouvernement Britannique a-t-il agi avec la diligence requise, ou, en d'autres termes, avec bonne foi et honnéteté?” Telle É était la question d’après laquelle, selon lui, la respon- L sabilité de l'Angleterre devait être déterminée.

Si j'ai insisté sur ce point que, dans une circonstance ÿ quelconque, la neutralité de la Grande Bretagne n'avait pas été sincère je n'ai fait que suivre la méthode d’argumentation que Lord Westbury avait défendue d'avance à la Chambre des Lords et je me suis servi à peu près des mêmes termes que lui.

Je n'ai rien à dire contre Sir Alexander Cockburn parce qu'il n’est pas de mon avis, ni de celui de tout le monde en dehors de l'Angleterre, quant à la valeur des preuves présentées. C’est un sujet sur lequel on 4

peut honnêtement différer. Mais qu’il me soit permis 4 d'exprimer masurprise qu'un légiste de si grande répu-

AVERTISSEMENT. xvil

tation ait pu faire d’un pareil dissentiment la raison d’allégations dénuées de tout fondement contre l'Exposé des Etats-Unis et son auteur.

A l'exception de ces remarques personnelles, cette

longue réfutation [elle a le double de l'Exposé Américain] ajoute peu de chose aux arguments avancés antérieurement par la Grande Bretagne en défense de sa conduite envers les Etats-Unis. Il y a plusieurs erreurs matérielles dans les faits qu’elle cite, mais je n’imiterai pas son exemple injuste en les attribuant à un dessein prémédité. Toute personne bien pensante fera cordialement écho au souhait par leque cette pièce se termine :

* A l'avenir aucun ressentiment causé par une injustice non réparée ne fera obstacle aux relations amicales et harmonieuses qui doivent toujours exister entre deux grandes nations de la même famille.”

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