AVERTISSEMENT. XV
d’une haine nationale et personnelle.” Il parle de “ l'outrage” que le même document ‘ distrivue libéralement” et il se plaint du “ton hostile et insultant adopté injurieusement et sans nécessité à l'égard de la Grande Bretagne, de ses hommes d'état et de ses institutions.”
Ces imputations semblent motivées par la preuve qui a été donnée que les divers membres du Gouvernement Britannique désiraient le succès des insurgés du Sud, preuve obtenue de la bouche mème des orateurs et soumise à l'attention du tribunal ; elles semblent également motivées par le parti qu'on a légitimement tiré de cette preuve dans la question de la ‘“diligence requise” dont le Tribunal de Genève était saisi.
Une justification complète de la méthode d’argumentation de l'Exposé (s’il en était besoin) pourrait être trouvée dans l’œuvre de Sir Alexander Cockburn. “IL n’y a aucun doute,” dit-il, ‘“ que ces discours n’expriment pas seulement les sentiments des orateurs, mais qu’ils peuvent être considérés comme traduisant l’opinion publique de l’époque ;” et il ajoute: ‘ Quoique la partialité ne conduise pas nécessairement au manque de diligence, elle peut cependant avoir cette conséquence, et en cas de doute elle ferait pencher la balance.” Après un tel aveu, il est surprenant qu’un homme de grand sens comme le Chief Justice ait reproduit les imputations inconsidérées de la presse Britannique.
J'ai accusé les membres du cabinet de lord Palmerston de partialité pour les insurgés, cela est vrai; ot il est également vrai que j'ai appuyé mon accusation de preuves tombées de leurs propres lèvres.