‹ Le Traitement Actuel de la Dysenterie Ambienne ChroniqueChapitre 22 sur 35 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

(Garin, Lyon Médical, juin 1924).

Résumé : Mme [,.. institutrice, sans antécédents patholo- .

giques présente pour la première fois des symptômes de dysenterie amibienne, en Indochine en 1919, L’émétine jugule cette atteinte. Guérison en un mois. Rapatriement,

En 1922, lors d’un deuxième séjour en Indochine, rechute : L’émétine se montre moins active. En 1923 la malade revient en

France, et l'examen microscopique des selles pratiqué alors

Montre en plus des amibes, dés Lamblia et des trichomonas, Consécutivement à une cure mixte de 1 gr. 20 d’émétine (dose totale) et de 914 les signes cliniques s'atténuent, mais la flore intestinale n’est guère modifiée. Trois mois plus tard une rechute intense se manifeste, Amaïgrissement progressif, 12 selles par jour. L'émétine à forte dose, le novarsénobenzol intraveineux, le simarouba sont sans action sur l’état général, Le stovarsol est pris \'la dose quotidienne de 50 centigrammes en deux prises de 25 centigrammes. Alors qu’au début du traitement arsénical il y avait 18 selles par jour, trois jours plus tard on notait seulement 2? selles non sanglantes. Un examen des selles pratiqué quinze jours après le début du traitement est totalement négatif.

. Dans cette observation l’échec de l'émétine semble relever d’une double cause. L’accoutumance de l’organisme à l’alcaloïde, et le parasitisme associé, lequel augmente d’ailleurs l’invulnérabilité des amibes. Le pouvoir parasiticide général de l’arsenic pentavalent, dépassant l’électivité quasi-spéci fique de l’émétine vis-à-vis de l'amibe, a permis une stérilisation rapide, résultat que l’on ne pouvait attendre de la médi:

cation classique par l’ipéca et ses succédanés.

Page 1