‹ Le Traitement Actuel de la Dysenterie Ambienne ChroniqueChapitre 23 sur 35 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

(Cade et Ravaut, Lyon Médical, juin 1924.)

Résumé : M... cordonnier est hospitalisé le 14 décembre 1923 pour des symptômes de dysenterie. Comme antécédents pathologiques on relève chez ce malade du paludisme contracté en

Orient en 1916, et une infection syphilitique datant de 1920,

et précocement traitée par le cyanure de mereure et le 914intraveineux. En 1921, en Indochine, premières manifestations de dysenterie amibienne, confirmées par l’examen coprologique. Trois séries de 12 injections d’émétine associées à des lavements d’H202 ne donnent aucun résultat. Rapatriement. A la suite de deux. séries d’injections d’émétine et de novarsénobenzol faites en France, les parasites disparaissent des selles, mais le tableau clinique n’est pas modifié. L’émétine est reprise, un autovaccin préparé avec la culture des selles ne donne aucun résultat appréciable. La rectoscopie montre des ulcérations rectales typiques. Les selles conservent leur caractère glaireux et fétide. Dysurie surajoutée, quatre jours après l’hospitalisa tion l’examen des selles décèle des kystes d’amæba dysenteriæ, pas de parasitisme associé. Une nouvelle cure d’émétine ne se montre pas plus active que les précédentes, et à partir du 98 décembre le sujet reçoit deux comprimés de stovarsol par jour.et pendant huit jours. Les signes cliniques s’effacent, et trois jours après la prèmière absorption de stovarsol, on note une selle moulée absolument normale. Sept jours plus tard la coprologie est négative. Guérison. er |

Chez un sujet à la fois syphilitique, paludéen et amibien l’'émétine et le novarsénobenzol se sont montrés inopérants. Le stovarsol a pu, à lui seul, juguler en quelques jours une violente réactivation du foyer amibien, améliorer l’état géné-

ral, et faire disparaître les kystes des fécès.

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