‹ Le Traitement Actuel de la Dysenterie Ambienne ChroniqueChapitre 25 sur 35 · OBSERVATION VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION VI

(Couvy, Bull, de la Soc. de Pathol. Exolique, 1924).

Résumé : Enfant de 4 ans. Une première atteinte de dysenterie amibienne est guérie provisoirement par l’émétine. Deux ans plus tard rechute sévère, mauvais état général, 30 selles sanglantes et glaireuses en vingt-quatre heures. L’émétine est commencée mais précocement supprimée en raison de la tendance au collapsus, amaigrissement, pâleur, anorexie. La cropologie montre des kystes amibiens. L'enfant prend 1 /4 de comprimé de stovarsol en vingt-quatre heures ét pendant quatre jours. Dès le 2e jour les selles ne sont plus glaireuses. À la fin du traitement selles régulières, moulées, appétit. Deux nouvelles séries de stovarsol sont faites par prudence, après un

repos de huit jours. Guérison.

OBsSERVATION VII

Résumé : Enfant de6 mois. Au cours d’une affection pulmonaire grave présénte une atteinte de dysenterie grave (15 selles

glaireuses et sanguinolentes en vingt-quatre heures). Identifi-

cation microscopique des amibes. État général mauvais, tendance au collapsus. Le petit malade absorbe 1 /4 de comprimé de stovarsol par jour. Dès le 5e jour, selles normales, coprologie négative — quatre jours de repos — reprise de la cure. Dans la suite la guérison s’est maintenue,

Ces deux observations montrent que le jeune âge loin d’être une contre-indication à l'emploi dustovarsol, doit faire préférer, l’arsenic à l’émétine. Nous avons signalé le danger de l’emploi, chez les petits, de l’émétine précisément en raison de l’instabilité cardiovasculaire. Le dérivé acétylé de l’acide para-amino oxyphénylarsinique administré à faibles doses, et suivant.un rythme bien déterminé demeure le médicament de.choix dans: le traitement de l’amibiase infantile. En pays exotique, le: stovarsol peut être avantageusement utilisé à titre préventif contre l’infection anibienne, comme la quinine en ce qui con:

cerne le paludisme.

LE TRÉPARSOL

(Applications thérapeuliques.)

Quoique différents par leur composition chimique, le stovarsol et le tréparsol, dérivés tous deux de l'acide arsinique, possèdent des propriétés sensiblement égales. L'étude d'ensemble que nous avons faite du dérivé acétylé nous permet de ne pas revenir sur les caractères communs de ces deux produits. Aussi, n’insisterons-nous que sur.les particularités du dérivé formylé, et sur les raisons qui paraissent conditionner son intensité d’action et son efficacité.

L'arsenic organique a acquis depuis quelques années la valeur d’un spécifique vis-à-vis des infections à tréponèmes. La notion des incidents et des phénomènes toxiques qu’il peut déterminer a fait rechercher la réalisation d’une forme médicamenteuse réunissant, à la fois, les avantages d’une tolérance plus complète et d’une activité aussi sûre, L’obtention des composés, pratiquement utilisables, de l'acide arsinique a répondu à cette attente, et c’est tout naturellement contre la syphilis que furent dirigés les premiers essais thérapeutiques.

L'étude expérimentale du dérivé formylé de l'acide méta-amino paraoxyphénylarsinique montre que ce produit peut toxique chez l’animal est efficace, dans le na-

gana des souris et la spirillose des poules, maladies qui d’après Ehrlich se comportent vis-à-vis des médicaments comme la syphilis. En pathologie humaine son action sur les manifestations cliniques de la syphilis est constante ; amélioration corroborée d’ailleurs par la tendance à la négativité de la réaction de Bordet-Wassermann. En mars 1925 Flandin et CI. Simon communiquèrent à la Société Médicale des Hôpitaux de Paris les résultats encourageants Qu tréparsol chez des syphilitiques, et mentionnèrent le pouvoir stérilisant de ce nouveau corps sur les formes cliniques variées de l'infection due au tré- + ponème de Schaudinn. |

Les succès dus au stovarsol dans la cure de l’amibiase firent penser à la possibilité d’utiliser le tréparsol contre l’amibe et ses formes de résistance, et c’est à Flandin que revient le mérite de cette initiative. :

En raison même de la date récente de sa préparation le tréparsol n’a pas encore fait toutes ses preuves. Il apparait cependant comme un excellent moyen de combattre les infections à prôtozoaires'et'c’est à ce titre qu’il con-

vient de préciser ses indications, son action et sa pologie,

Indications.

Plusieurs raisons justifient l'emploi du tréparsol dans la dysenterie amibienne chronique. Sa teneur élevée en arsenic (28,75 %), sa faible toxicité, son élimination régulière et lente, totale trois jours après la suppression du traitement, son action tonique générale, et surtout sa propriété de se décomposer dans l'intestin en produits solubles susceptible d'absorption et d’action directe sur les

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