‹ Le Traitement Actuel de la Dysenterie Ambienne ChroniqueChapitre 26 sur 35 · TUE · texte numérisé non relu

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parasites le désignent comme un précieux adjuvant de la médication classique. Toutes les formes de dysenterie amibienne sont justiciables du tréparsol. Si dans les phases aiguës de l’amibiase il ne fait que renforcer et compenser simultanément l’action de l’émétine, dans les états chroniques, rebelles; et déprimants pour les malades il trouve une impérieuse indication. Le dérivé formylé ne possède pas de nocivité élective vis-à-vis de la glande hépatique, même si des atteintes syphilitiques ou.ethyliques l’ont ébranlée dans sa résistance ; condition qui légitime la prolongation de Ia cure. De même que le stovarsol, la facilité de son administration le rend aisément; maniable en’ thérapeutique infantile ou il doit logiquement se substituer à l’alcaloïde de l’ipéca. Abstraction faite de la susceptibilité spéciale de certains malades pour les composés arsénicaux et des céphalées tenaces qui imposent la suspension du traitement nous pouvons dire que le tréparsol ne comporte pas de contre-indications.

Action du tréparsol.

Evidente au point de vue clinique l’action du tréparsol.

n’est pas connue dans son: procéssüs intime. Sans doute son double pouvoir amæbicide et antiseptique l’expliquet-il partiellement. Les recherches poursuivies jusqu’à

ce jour n’ont pas encore fait la lumière sur le méta-

bolisme de l’arsenic, et l’on admet volontiers que l’utili-

sation par l’organisme relève d’une série de transforma-

tions comparables à celles que subit le novarsénobenzol,

Un point cependant mérite d’être noté. L’acide arsinique :

dingue

Ne ést beaucoup plus actif que ses dérivés. Très facilement altérable il ne peut être utilisé directement, le tréparsol obvie à cet inconvénient. Son instabilité en milieu intestinal est peut-être la raison même de son efficacité. Les ulcérations se réparent, la cicatrisation se trouve activée et l’examen rectoscopique permet de suivre les diverses élapes de la restauration anatomique. D'une activité incontestable à l’égard des formes kystiques de l’amæba dysenteriæ le tréparsol influe heureusement sur les asso-

ciations parasitaires et détermine avec la sédation des phénomènes douloureux un appauvrissement notable de la flore pathogène des fecès. De plus par les modifications qu'imprime l’arsenic au contenu intestinal il atténue l'irritabilité de l'intestin, favorise le transit et la reprise de poids des sujets ; le pouvoir tonique du tréparsol en fait un précieux adjuvant toutes les fois que l’état du

malade fait redouter l'éventualité d’une insuffisance fonctionnelle du cœur.

Posologie du tréparsol.

La posologie du tréparsol n’est pas encore rigoureusement déterminée. Il offre l’avantage de pouvoir être utilisé dans des limites assezlarges et pendant longtemps. : Chez un sujet jeune, de poids moyen, et sans tares viscérales deux méthodes sont susceptibles d'application : le traitement continu et le traitement discontinu. Dans les deux cas d’ailleurs il est rationnel de sonder la susceptibilité du sujet en administrant seulement un comprimé de 25 centigrammes

SANGLIER ÿ

Le traitement continu comporte l’administration journalière d’une dose de 50 centigrammes environ prolongée sans interruption pendant deux mois. L'avantage le plus évidentde cette technique est d'éviter le retour des phénoménes douloureux qui suivent parfois l'amélioration passagère consécutive à l’ ingestion des premières doses.

Si on a recours à la méthode du, traitement discontinu, on administre le tréparsol pendant quatre jours sucçessifs et on le supprime ensuite pendant trois jours, temps correspondant à l’élimination par les urines de l’arsenic absorbé. La dose quotidienne oscille entre 0 gr. 29 et 1 gr..25, soit 1 à 5 grammes par semaine. Suivant ce procédé un malade a pu recevoir 91 grammes de tréparsol en. cinq mois et quinze jours..Ce chiffre doit cependant être évité en raison des accidents toujours possibles.

Le tréparsol peut être associé à d’autres médications. De même que chez un syphilitique son action peut être soutenue par une cure bismuthique, chez un amibien on peut renforcer son pouvoir par l’emploi simultané du chlorhydrate d’émétine. Il suffit, l’émétine étant prescrite, de donner au malade pendant quatre jours et en une prise, le matin, 1 gramme de tréparsol. Chez les déprimés la dose quotidienne maxima ne doit pas excéder 75 centigrammes.

Chez l’enfant la posologie basée sur l’âge et le poids répond aux données suivantes :

Au-dessus de 4 ans .:. . 0,10 centigrammes

de:4 à 10 ans. 2:05 — de 10 à 10 ans . . . . ..: 0,50 pr plus de 15 ans . . . . . 1 gramme

et

PREMIER diet

Il ÿ à intérêt à répartir en plusieurs prises la dose journalière. Ne nécessitant aucune mesure diététique le comprimé de tréparsol, réduit en poudre et incorporé au lait est facilement accepté et fort bien toléré.

Accidents consécutifs à l'emploi du tréparsol,

L’ingestion du tréparsol est suivie dans certaines circonstances de troubles comparables à ceux observés après l’emploi du stovarsol et des autres préparations arsénicales, Dès les premiers jours il peut exister une élévation de la température d'importance variable suivant les réactions individuelles, et passant souvent i inaperçue Assez fréquents sont les troubles digestifs avec anorexie,

diarrhée, sans insuffisance hépatique. L’ usage prolongé

du médicament, entraîne quelquefois un état nauséeux, des digestions lentes témoignant de l’imprégnation de l'organisme. La céphalée occipitale ou frontale tenace doit faire cesser le traitement.

Les accidents cutanés se traduisent par des érythèmes diffus avec sécheresse de la peau et du prurit, mais ne réalisent jamais le tableau clinique des érythrodermies scarlatiniformes comme le font les arsénobenzènes. Un seul accident grave a été publié par Fernet. Une crise nitritoïde est survenue après l'ingestion de 50 centigrammes de tréparsol chez une femme intolérante au 914.

Ces complications sont passagères, rares, et ne sont pas d’un pronostic fâcheux, elles cèdent au traitement symptomatique et ne contre-indiquent qu’exceptionnellement la continuation de la cure, En règle générale un

2 68 = malade soigneusement examiné, astreint à des doses prouressivement croissantes fait sans dommages les frais du traitement. Contre le danger toujours possible de la crise nitritoïde Flaudin et CI. Simon, se basant sur le pouvoir anti-anaphylactisant des substances agissant

sur le système nerveux ont essayé, avec des résultats

appréciables, le gardenal, chez des individus sensibles.

aux arséniCaux.

En somme les accidents ci-dessus relatés n’appartien-

nent pas en propre au dérivé formylé de Pacide arsinique.

Is sont communs à tous les arsénicaux organiques et leur

connaissance ne doit pas priver le dysentérique d’une

médication le plus souvent efficace.

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