‹ Le Traitement Actuel de la Dysenterie Ambienne ChroniqueChapitre 7 sur 35 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Le sujet que nous nous proposons de traiter tire son intérêt de l’ensemble des progrès réalisés depuis quelques années en thérapeutique amibienne. Il nous a paru intéressant de rappeler comment s’est opérée la distinction entre les diverses formes cliniques de dysenterie, et comment, une fois leur pathogénie fixée, on a pu espérer la découverte d’une médication spécifique. L'emploi des arsénicaux contre l’amibiase est à la fois le résultat

des recherches chimiothérapiques, et l’aboutissant des tentatives poursuivies en pathologie humaine.

Le traitement de la dysentérie amibienne s’est beau- COUP modifié. Il a bénéficié des ressources de la chimio-

thérapie arsénicale, et les résultats d’une telle innovation P ,

méritent d’être exposés en détail. La cure arsénicale ne

s'adresse pas indifféremment à tout syndrome dysentérique, Avant de préciser ses indications il nous semble logique de bien délimiter notre sujet en faisant ressortir successivement la nature amibienne de la dysenterie.

seule susceptible d’être influencée par les dérivés de

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l'acide arsinique, et les divers modes de traitement successivement mis en œuvre contre cette infection spécifique. Cette étude préliminaire nous ETES, par comparaison, dé mieux comprendre l’impor tonce des agents thérapeutiques actuellement utilisés.

Jusqu’à présent il semble que le traitement de la dysenterie amibienne chronique soit le même que celui

de la dysenterie aiguë puisque les mêmes médicaments

agissent dans les deux formes. Toutefois l'usage du.

stovarsol et du tréparsol prouve que les dysenteries anciennes, non soignées à temps, sont susceptibles de guérir complètement à une période quelconque de leur évolution. Cette considération justifie le crédit accordé à ces nouveaux composés, et explique qu’on puisse logiquement compter sur leur efficacité, là ou l’émétine reste insuffisante, |

À une époque où l’examen clinique fournissait à Jui seul tous les éléments du diagnostic, l’objectivité des symptômes observés, le retentissement sur l’état général, les lésions macroscopiques relevées à l’ autopsie avaient conduit les cliniciens à adopter le terme de « Dysenterie », et à désigner par ce vocable un état pathologique essenticllement caractérisé par des sellés fréquentes, mucosanglantes, s’accompagnant de phénomènes douloureux de la défécation, et ayant pour substratum anatomique des lésions ulcéreuses du segment recto-colique de l’intestin.

Pris au sens étymologique le mot « dysenterie » ne fait

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