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stovarsol. Son apparition dans la thérapeutique est de date récente. Comme le stovarsol, il fut d’abord expérimenté dans le traitement de la syphilis, par Clément Simon et Maturana Vargas. Flandin l’utilisa le premier dans la dysenterie amibienne.
FLANDIN, en juillet 1924, soignait un dysentérique aigu, dont l’état général laissait beaucoup à désirer. Après une première série d’émétine (six injections de 0 gr. 04), le malade gardait encore six à dix selles glaireuses et sanglantes par 24 heures et présentait un état d’anémie marqué, puisque la numération globulaire indiquait 3.200.000 globules rouges, 16.000 globules blancs et une formule de polynucléose à 80 %, avec 4 4% d’éosinophiles. Après un arrêt de dix jours, une nouvelle cure d’émétine à hautes doses (0 gr. 12 par jour pendant huit pours) fut instituée. Le nombre des selles diminua de moitié environ, mais sang et glaires persistaient. Au bout de quatre jours, le malade prit un comprimé de tréparsol matin et soir ; dès le deuxième jour, les selles avaient perdu leur caractère sanglant et glaireux ; elles se moulaient et, au huitième jour, la guérison survenait. Un examen coprologique, effectué une semaine après, ne décelait ni kystes ni amibes.
Dans la dysenterie chronique, le tréparsol ne s’est pas montré moins actif, comme le démontre l’observation suivante, rapportée aussi par Flandin : M... E..., 60 ans, était atteint de dysenterie d'emblée chronique, depuis 1918. Très amélioré, par des cures successives d’émétine et des saisons à Plombières, il était sujet cependant à des poussées diarrhéiques, avec
évacuations de kystes occasionnées surtout par des écarts de régime. En juillet 1924, au cours d’une poussée, il reçut, au lieu d’émétine, quatre \comprimés de tréparsol par joures quatre premiers jours de la semaine, pendant six semaines. La diarrhée cessa; les kystes disparurent ; le malade reprit du poids. Depuis lors, aucun incident.
D’autres auteurs ont obtenu de l'emploi du tréparsol, des résultats aussi encourageants, notamment en Cochinchine. Une série d’observations rapportées par Flandin et prises sous la surveillance du médecin inspecteur Leconte, confirment les succès précédents.
Le Docteur S.……, qui traitait pour dysenterie ami- ‘bienne et hépatite avec kystes à l’examen microscopique, un ingénieur M. P.., après avoir essayé en vain émétine, opothérapie hépatique, courants de haute fréquence, ordonna du Tréparsol à la dose quoti-
- dienne de trois comprimés. II constata une amélioration immédiate des symptômes et dix jours après les selles ne contenaient plus de parasites. Trois mois plus tard, le malade se déclarait très amélioré. E
Le même cite le cas de Mme R.., 42 ans, qui souffrait d’amibiase chronique bactériologiquement confirmée. Soignée d’abord par le stovarsol qui amorça l'amélioration, elle prit ensuite du tréparsol et la guérison ne tardait pas à se produire. La malade reprit une vie active sur ses plantations. Les kystes disparurent des selles et deux mois après le traitement, l’état général était bon; aucune rechute ne s'était produite.
Le Docteur P.…., chez un soldat cambodgien atteint
de dysenterie suraiguë (Amibes, trente selles par jour), commença le traitement par l’émétine intraveineux, le novarsénobenzol en injections et en lavements; le. nombre des selles fut rapidement abaissé à quatre mais elles restaient diarrhéiques, sanguinolentes et pendant une période de vingt jours, du 9 au 28 décembre 1922, ces caractères ne furent pas atténués, malgré une thérapeutique intensive et variée. Le Tréparsol fut alors prescrit à raison de deux comprimés par jour, soit 0 gr. 50. Le 30 décembre, on notait une première selle fécale; le 2 janvier 1924, une selle moulée avec Amibes vivantes; le 3, pas de selles, mais un état nauséeux et des vomissements alimentaires firent suspendre le traitement. Ces accidents cessèrent le 8 janvier et l’état local et général devint satisfaisant.
Le Docteur A. utilisa le Tréparsol dans deux cas de dysenterie amibienne déjà traités sans succès par l’'émétine, le novarsénobenzol en capsules, l’iodure double d’émétine et de bismuth. Des examens de laboratoire pratiqués après tous ces essais montraient la persistance des kystes dans les selles. Chez l’un de ces deux malades, le Tréparsol fut administré pendant près de un mois à la dose de 0 gr. 50 par jour pendant trois jours suivis de trois jours de repos. Chez l’autre, l’auteur le prescrivit dans les mêmes conditions, mais pendant quinze jours seulement. Dans les deux cas, une amélioration ne tardait pas à apparaître caractérisée par une augmentation de poids, une diminution du nombre des selles avec disparition
LA
des kystes, vérifiée un mois et demi après pour l’un, d’eux, un relèvement de l’état général.
Le Docteur C.. eut aussi l’occasion d'apprécier les heureux effets du Tréparsol. Des cinq observations rapportées par lui, nous retenons celle-ci : Mme L... 21 ans, contracta en juin 1923 la dysenterie amibienne. L’émétine et le narsénol eurent raison de la crise et la malade revint en France; mais les selles conservaient encore des kystes amibiens. En février 1924, de retour à la colonie, elle fit une nouvelle poussée aiguë avec Amibes dans les selles. Le Tréparsol fut ordonné à la dose de deux comprimés par jour. Au bout de dix jours, les selles devenaient normales, sans Amibes ni kystes. Un mois après, la malade avait engraissé de six kilos. |
Et cette dernière": M. S..., 51 ans, a fait de nombreux séjours aux colonies où il a contracté la dysenterie amibienne. Successivement traité par tous les médicaments connus : émétine, narsénol, iodure double d’émétine et de bismuth, il a continué à souffrir de crises diarrhéiques plus ou moins espacées, avec présence de kystes dans les selles. Après administration de Tréparsol, quatre examens de selles pratiqués depuis un mois sont restés négatifs.
Vialard et Darleguy rapportent aussi quelques observations de dysenterie amibienne chronique, où l'emploi du Tréparsol leur a donné les meilleurs résultats. L’un de ces cas émétino et arseno-résistant (noversenobenzol et sulfarsénol) fut remarquablement amélioré par le Tréparsol (5 gr. 25 en tout).
De même que le stovarsol, le Tréparsol s’est donc