‹ Le Traitement Arsénical de Quelques Protozooses Intestinales (Entamoeba Dysenteriae, Lamblia Intestinalis, Trichomonas Intestinalis)Chapitre 7 sur 15 · II. — Les nouveaux composés arsénicaux · texte numérisé non relu

II. — Les nouveaux composés arsénicaux

À partir de 1916, après les essais de Ravaut et Krolunitzky, les composés arsénicaux devaient donc en: trer définitivement dans la tthérapeutique anti-amibienne. Signalons ici les intéressantes expériences de Fontoynont, à Tananarive, avec le Galyl (1917), dont il obtint de bons résultats : deux injections intraveineuses de 0 gr. 20 à 0 gr. 25, à deux ou trois jours d'intervalle, suffisaient à arrêter la crise dysentérique ; chez les enfants, il ordonnait deux à trois lavements avec 0 gr. 10 de galyl — un tous les deux jours — et'il cessait ensuite la médication.

Néanmoins, malgré l’ensemble de ces résultats positifs, les- arsénicaux ne paraissent pas jouir auprès des auteurs d’une faveur pourtant méritée ; la généralisation de leur emploi est lente à se faire et, comme l'écrit Heim, en 1918, la médication arsénicale est trop peu connue. Si le novarsénobenzol, qui s’en est montré, jusqu'alors, le composé le plus efficace, ne s’est pas immédiatement imposé, c’est peut-être à cause des accidents toxiques qu'il occasionne de temps et temps et qui en rendent le maniement plus délicat ; c’est sans doute parce que l’émétine reste malgré tout le médicament spécifique par excellence, le plus universellement connu. Il y a, en somme, à ce moment-là, trois médicaments principaux, dont les auteurs se partagent la préférence avec une inclination plus marquée cependant pour les deux premiers : J’émétine, l’iodure double d’émétine et de bismuth, le no-

varsénobenzol. L’émétine est le médicament héroï-

que de la dysenterie aiguë : l’iodure double d’émétine et de bismuth lui est préférable dans la forme chronique. Quant au novarsénobenzôl, utile pour compléter l’action des deux précédents, indispensable lorsqu'elle se montre efficace, il reste cependant considéré par la plupart, non comme nécessaire, mais comme adjuvant.

Au cours de ces dernières années, la thérapeutique arsénicale s’est enrichie de nouveaux produits, et parmi eux nous en retiendrons trois : le stovarsol, le tréparsol, l’acétylarsan. Les amibes dysentériques et leurs kystes se montrant sensibles au salvarsan, à :F’atoxyl, au novarsénobenzol en injections et en capsules kératinisées (narsénol), il était intéressant de connaître les résultats qu’on pouvait attendre de ces composés nouveaux ;- c’est ce qu’essayèrent plusieurs auteurs.

Nous étudierons d’abord le stovarsol, puis le tré- ‘parsol et l’acétylarsan.

Le stovarsol

Le stovarsol est le dérivé acétylé de l'acide oxyaminophénylarsinique (sel de soude). On le désigne aussi sous le terme de Composé 190. Nous n’avons pas à nous occuper de sa composition. chimique ; cependant, il est utile de savoir que sa teneur en arsenic est supérieure à celle du novarsénobenzol ; tandis que ce dernier contient 20 % d’arsenic métal, le stovarsol en renferme 27,2 %. C’est un corps préparé sous forme de comprimés dosés à 0 gr. 25 d’arsenic, solubles dans l’eau et facilement absorbables par voie digestive. Il

a donné lieu d’abord à d’intéressantes recherches au point de vue de la prophylaxie et de la thérapeutique de la syphilis, de la part de Levaditi, Fournier, Navarro-Martin, Schwartz.

Les résultats favorables qui suivirent ces recherches, joints à ceux que les composés arsénicaux plus anciens avaient permis d'obtenir dans l’amibiase, poussèrent MarcHoux à essayer le stovarsol dans la dysenterie amibienne.

En 1923,, après trois guérisons constatées chez des malades porteurs de kystes d’Entamæba coli, Marchoux prescrivit, dans un cas d’amibiase à Entamœæba dysenteriæ persistant depuis quatre années, deux comprimés de stovarsol par jour pendant dix jours. Au bout de ce temps, tous les kystes avaient disparu.

Deux autres malades, qui présentaient dans leurs selles des amibes mobiles, furent traitées de la même façon ; les parasites furent détruits, mais trois semaines après, ils reparaissaient dans les selles. Le traitement fut repris et amena la guérison, sauf dans un cas, où une rechute se produisit trois semaines plus tard. Mais le stovarsol, à la dose de 0 gr. 25, seulement tous les, deux jours, arrêta tout phénomène morbide.

Enfin, Marchoux signale une dernière observation intéressante. C’est celle d’une jeune femme qui reve- . nait d'Afrique, souffrant d’une dysenterie amibienne assez grave : nombreuses selles muco-sanguinolentes, ténesme, épreintes, état général défectueux. L’administration du stovarsol à la dose de 0 gr. 50 par jour. sans aucun régime alimentaire spécial, améliora rapidement l’état de la malade : le deuxième jour, 4 sel-

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les indolores ; le troisième, 1 selle mouléé, avec quelques filets de sang ; le quatrième, 1 selle normale. Continué trois jours encore à la même dose — deux comprimés par jour — le stovarsol permit à la malade de se rétablir complètement. Par précaution, la cure fut poursuivie pendant quatre semaines, la malade recevant 0 gr. 25 de stovarsol tous les deux jours ; pas de rechute.

Ces quelques observations, bien que les malades n’aient pas été suivis, que des examens de selles n'aient pas été pratiqués systématiquement après la guérison — l’auteur du moius ne le mentionne pas — montrent de façon certaine que le nouveau composé arsénical était capable lui aussi de détruire amibes et kystes.

Ces essais ne restèrent pas isolés. D’autres auteurs furent amenés à contrôler ces résultats.

DELANOE, au Maroc, en 1923, soignait un malade atteint de dysenterie depuis quatre ans, plusieurs fois traité par l’émétine. Il prescrivit d’abord un traitement mixte par l’iodure double et les comprimés de novarsénobenzol (méthode de Ravaut), qui améliora le malade à tel point qu’il se crut guéri. Mais, quelque temps après, des rechutes survinrent et le même traitement fut sans effet. Ravaut, que le malade était allé consulter à Paris, ordonna le narsénol, pris alternativement avec la pâte composée de charbon, sousnitrate de bismuth, ipéca, dont nous donnons la formule plus haut. Une amélioration se produisit, mais passagère, et le malade gardaït trois à quatre selles par jour, non moulées, douloureuses. C’est alors que

{ Delanoé ordonna le stovarsol (les doses ne sont pas indiquées). Dès le deuxième jour, le malade n’émettait plus qu’une selle, moulée, indoiore ; en une semaine, il engraissait de deux kilos et demi. Depuis, l'amélioration se poursuivit d’une façon régulière, si bien que l’auteur ne douta pas de la guérison. Ici encore, malgré le manque d’examens coprologiques qu’on doit souligner, la disparition des symptômes indiquait l’heureuse influence du stovarsol qui, dans ce cas, se montrait l’agent le plus efficace, puisque ni l’'émétine, ni le narsénol n’avaient réussi à enrayer complètement la maladie.

NoGuE et LÉGER, en juillet 1923, rapportèrent trois observations d’indigènes atteints de dysenterie sévère et uniquement soignés par le stovarsol, en dehors d’un régime approprié. La dose moyenne fut de quatre à cinq comprimés par jour, soit 1 gr. à 1 gr. 25 centigr. Le premier malade guérit en six jours ; le deuxième en quinze; le troisième en douze. Ce dernier fit une rechute qui fut traitée par l’émétine, faute de stovarsol. |

FonNTANEL et MiuisCHER, à Lyon, en octobre 1923, publièrent trois cas de dysenterie traitée par le stovarsol. Le premier malade présentait un syndrome dysentérique depuis cinq ans, méconnu et non soigné. Soumis d'emblée à la médication par le stovarsol à partir du 25 juillet, à la dose de deux comprimés par jour, le premier jour le malade eut douze selles liquides; le deuxième, cinq; le troisième, quatre; le quatrième, une selle pâtêuse ; le cinquième, idem; le sixième, une selle moulée. A partir du dixième jour,

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on cessa le traitement et le malade sortit guéri, avec une selle quotidienne, moulée, sans amibes ni kystes. En octobre, il avait engraissé de 16 kilos.

Le deuxième malade présentait une dysenterie chronique contractée en 1921. Il fut traité par l’émétine et le novarsénobenzol en injections, sans succès. À l'entrée, le 11 août 1923, il avait dix selles par jour en moyenne, contenant de nombreuses amibes. A partir du 12 août, il prit trois comprimés de stovarsol par jour. Le premier jour, on notait treize selles liquides et glaireuses ; le deuxième, cinq; le troisième, quatre selles pâteuses ; les quatrième et cinquième. jours, trois selles pâteuses.; le sixième, deux selles moulées ; le septième, une selle moulée. A partir du dixième jour, la médication fut interrompue. Quelque temps après, la guérison survenait. Aucune récidive deux mois plus tard.

Le troisième malade souffrait d’une dysenterie tenace depuis 1915. Soumis successivement à tous les traitements connus, aucun n’apporta de véritable soulagement, ni l’émétine à hautes’ doses qui, une première fois (1 gr. en un mois), abaissa le nombre des selles de quatorze à six, une deuxième fois (0 gr. 60 en 60 heures), aboutit à un échec, le nombre des selles restant à douze ; ni le novarsénobenzol ; ni l’iodure double d’émétine et de bismuth. Le stovarsol à la dose d’un gramme par jour ne produisit aucun effet. Repris rendant treize jours, à raison de deux comprimés par jour, il réduisit à neuf le nombre des selles. Après un temps de repos, une nouvelle série de 0 gr. 50 par jour pendant un mois, sans arrêt amena une amélio-

ration notable : quatre à six selles par jour, plus consistantes, avec peu de glaires et quelques rares Amibes, mais pas de guérison.

CADE et PauPERT-RavauT, en 1923, rapportèrent l’observation d’un cordonnier, M... M, âgé de 26 ans, atteint depuis quatre ans de dysenterie amibienne rebelle à tous les traitements : huit séries d’injections d'émétine à diverses périodes, une dernière de seize injections à 0,04, de même que le novarsénobenzol, le sulfarsénol, l’auto-vaccinothérapie, joints au régime et aux médications adjuvantes par les lavements au nitrate d’argent, ipéca, eau oxygénée, etc., demeurèrent inefficaces. Entré à l’Hôtel-Dieu, le 14 décembre 1923, le 21 du même mois, après avoir reçu la neuvième série d’émétine, un examen de selles fait par le Docteur Morénas, révélait la présence de kystes amibiens peu nombreux, sans parasites associés. Le 28 décembre et pendant huit jours, le malade prit quotidiennement deux comprimés de stovarsol. Le premier jour, on notait douze selles ; le troisième, sept; le quatrième, quatre ; le cinquième (1* janvier 1924), une selle moulée normale. le 4 janvier, un nouvel examen des selles était négatif: ni Amibes, ni kystes, même après centrifugation. Le malade sortit rétabli.

CHAULIAC, en avril 1923, soignait pour dysenterie amibienne, une dame G..., qui avait eu une première crise en juin 1922, jugulée par l’émétine. Le 2 mai, une récidive grave se produisit ; le nombre des selles se maintint entre quinze et vingt-cinq. L’émétine n’agit plus et produisit même un état d’hypotension sérieux

qui nécessita des injections d’éther, de caféine, d’adrénaline, On la remplaça par quatre pilules d’ipéca. le 10 mai, l’état général paraissait meilleur, mais la malade éprouvait une sensation d’anéantissement ; les douleurs dans la fosse iliaque droite persistaient; le nombre des selles était de onze. Le Stovarsol fut alors prescrit à la dose d’un comprimé par jour. Le 12 mai, on notait six selles : le 14, trois. La malade commença à s’alimenter. Le 15, pas de selle, plus de douleur. Le 16, pas de selles. Le 17, on supprime tout traitement. L'état général s’améliorait promptement et le 4 juillet, la malade partait en convalescence, guérie et engraissée. Elle avait absorbé en tout six comprimés de stovarsol.

RUBENTHALER et JAUSION, à l’hôpital militaire de pe traitèrent plusieurs soldats dysentériques. Le premier, G.., hospitalisé le 5 décembre 1923, présentait un syndrome dysentérique léger, avec présence dans les selles d'Entamæba dysentériæ. Le stovarsol, à la dose quotidienne de 0 gr. 25, amena la guérison en une semaine. À partir du 6 décembre, les Amibes se raréfièrent de plus en plus et après le 18, elles disparurent des selles, ainsi que les kystes.

Le deuxième, M... entrait à l’hôpital le 30 octobre 1923, pour une récidive sérieuse de dysenterie à Enta- . mœæba histolytica. Pendant dix jours, il absorba deux : comprimés de stovarsol par jour, sans amélioration notable. Le traitement fut poursuivi pendant une deuxième décade et le 23 novembre les selles se moulaient, en même temps qu’Amibes et kystes disparais-

saient.

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Le troisième, P.., souffrait d’une dysenterie amibienne récidivante et son ctat général était précaire. Les doses de stovarsol, dans ce cas, furent augmentées. L'auteur ordonna, du 27 décembre 1923 au 4 janvier 1924, six comprimés par 24 heures (1 gr. 50), que le malade toléra parfaitement. Deux examens copro- | logiques, le 5 et le 9 janvier, ne décelaient plus d’Amibes ni de kystes. Les phénomènes morbides s’amendèrent; la guérison suivit. :

Le quatrième, T..., hospitalisé le 3 janvier 1924, prit, du 19 au 28 janvier, 1 gr. 50 de stovarsol par jour, ce qui amena la stérilisation des selles où l’Amibe n’avait d’ailleurs fait qu’un court passage.

Couvy, en juillet 1924,sur une dizaine d'observations où les résultats furent pareillement heureux, en cita deux concernant l’emploi du stovarsol chez des enfants atteint de dysenterie. L’un d’eux, P.., âgé de 4 ans, au cours d’une rechute grave (trente selles par jour), subit un traitement par l’émétine qui, mal supporté, provoqua une tendance au collapsus et fut arrêté à la troisième injection.Malgré l’absence d’Amibes dans les selles, qui restaient pâteuses et irrégulières, l’enfant se remettait mal ; l’appétit était médiocre, le facies pâle. Trois mois après cette atteinte, une nouvelle crise apparut, plus bénigne cependant. Le stovarsol fut ordonné à la dose d’un quart de comprimé par jour pendant quatre jours. Cette dose fut renouvelée deux fois, par prudence, avec deux repos successifs, le premier de huit jours, le deuxième d’un mois. Rapidement, les selles reprirent leur aspect et

leur régularité norr:::x, cn même temps que l’état général se relevait.

L’autre était un nourrisson de six mois, présentant une affection pulmonaire grave et une dysenterie aiguë (quinze selles en 24 heures, avec Amibes végétatives). On lui donna un quart de comprimé de stovarsol par jour et pendant six jours. Au cinquième jour, les selles se moulaient et ne contenaient plus d’Amibes. Après un repos de quatre jours, une nouvelle cure, analogue à Ha première, fut prescrite, et un mois plus tard, la santé de l'enfant se maintenait satisfaisante.

PETZETAKIS a aussi utilisé le stovarsol chez les enfants, à la dose de 0 gr. 05 par année d’âge. Il en a obtenu de bons résultats dans les cas d’émétino-résistance et entre les cures d’émétine.

De cette série d'observations, on peut conclure que le stovarsol est une arme efficace contre la dysenterie amibienne aiguë et chronique. Utilisé seul, au cours d’une crise, il s’est montré capable d’en arrêter l’évolution et il garde sur les kystes une action indéniable. Il paraît même plus actif que le novarsénobenzol, et cela grâce sans doute à la supériorité de sa teneur en arsenic. De plus, il est comme lui un tonique d’une utilité incontestable pour remonter rapidement l’état général de malades particulierement affaiblis par une déshydratation continuelle de l’organisme et parfois par le collapsus dû à l’émétine. Sa toxicité paraît relativement faible. Sa tolérance a été parfaite dans. tous les cas signalés cidessus, même lorsqu'il a été administré à hautes do-

ses, comme l'ont fait Rubenthaler et Jausion, qui ont prescrit jusqu’à six comprimés par jour pendant huit jours, sans occasionner le moindre trouble. Et c’est une raison de plus qui doit le faire préférer au novarsénobenzol. Cependant, Fourneau a constaté que, donné à la dose quotidienne d’un gramme, la quantité de stovarsol qui passe dans les urines est de moins en moins grande. Il est donc prudent, au cours d’un traitement de longue durée, d’espacer les cures, si l’on veut éviter les accidents toxiques dus à l’accumulation.

Stérilise-t-il complètement le tube intestinal ? Il serait imprudent de l’affirmer, car, d’une part, il existe des cas, comme la troisième observation de Fontanel et Milischer, où l’amibe résiste au stovarsol; d’autre part, la plupart des malades, une fois les symptômes disparus, rentrent dans la vie courante ; il devient difficile de les suivre, de répéter à intervalles éloignés, les examens coprologiques, comme il conviendrait de le faire sans une affection aussi essentiellement chronique que l’amibiase, afin de s’assurer de la disparition définitive de l’'Amibe et des kystes. amibiens.

\ Posologie

La posologie du stovarsol a été établie par Marchoux, qui indique une dose moyenne de 0 gr. 50 par jour. La durée du traitement est fixée à six semaines sans interruption. :

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Dans les cas récents, il ordonne 0 gr. 50 par jour pendant les trois premières semaines ; 0 gr. 25 les trois autres. |

Dans les cas anciens, il débute par 0 gr. 50 le premier jour, 0 gr. 75 le second, 1 gramme le troisième et le quatrième ; puis, 1 gramme tous les deux jours, jusqu’au huitième jour généralement ; il revient ensuite à O0 gr. 75 tous les deux jours pendant une semaine, 0 gr. 50 une autre semaine et le traitement se termine, les trois dernières semaines, par l’absorption quotidienne d’un comprimé de 0 gr. 25.

Il semble que la dose moyenne de 0 gr. 50 puisse être dépassée sans aucun risque sérieux, comme l’ont fait Rubenthaler et Jausion, Nogue et Léger, Garin; cependant, il est bon, entre les périodes d’adminis- ‘ tration du médicament, d’intercaler des périodes de repos, de façon à favoriser l’élimination du produit et à éviter l’accumulation dans l'organisme : par exemple, dix jours de traitement et dix jours de repos (Marchoux), ou bien, d’après Garin, trois ou quatre comprimés par jour pendant une semaine, suivie d’une semaine de repos et d’une troisième semaine pendant laquelle on reprend le traitement.

Le tréparsol

Le tréparsol est le dérivé formylé de l'acide métaamino-para-oxy-phénylarsinique. C’est un corps Solide, délivré sous forme de comprimés dosés à 0 gr. 25; solubles dans l’eau, faciles à absorber. La teneur en arsenic est de 28,75 %, supérieur donc notablement à celle du novarsénobenzol et légèrement à celle du

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