‹ Le Traitement Arsenical et Ses Réactions Biotropiques Dans La Maladie De Duhring-BrocqChapitre 12 sur 22 · III. — Les Réactions · texte numérisé non relu

III. — Les Réactions

C'est Milian qui a fait toute la lumière sur ces réactions. [1 nous dit « Le traitement de la maladie de Dubring par les injections intra-veineuses de 914 se passe deux fois sur trois, très simplement. Mais il arrive qu il y a des réactions de conflit thérapeutique très violent, mais il ne faut pas se laisser impressionner (à moins que l’état ne paraisse alarmant, ce que je n’ai pas observé), en continuant le traitement à la dose supérieure, on obtient généralement la guérison des accidents souvent définitive». Dans une autre occasion,

joie

il remarque : « J’ai soigné depuis longtemps ia dermatite herpétiforme par le 914 et les réactions sont des plus importantes à connaître. En général, il suffit d'injecter 0,30 à 0,45 tous les jours et la guérison survient, mais parfois au lieu d’une guérison rapide se produisent de violentes réactions biotropiques directes qui effraient malade et médecin, au point que, n1 l’un ni l’autre n’ont envie de continuer la cure par ce procédé ».

Ces réactions sont variables dans leurs manifestations, mais la plupart du temps c’est la fièvre qui constitue le symptôme le plus alarmant. La température peut monter à 40° dès la première injection de novar, mais le plus souvent elle oscille entre 38°5 et 39°. Le pouls s'accélère mais il y a discordance manifeste avec la température. Celle-ci peut redevenir normale le lendemain pour remonter à la suite de l’injection suivante. Si l’on prend soin de continuer les injections et d'augmenter progressivement les doses, en général, on voit la courbe thermique diminuer de hauteur pour devenir normale vers la troisième piqûre.

Mais la fièvre n’est pas la seule manifestation, On voit souvent une aggravation des lésions. Les bulles deviennent énormes, phlycténulaires, les placards érythémateux s'étendent et de nouveaux éléments apparaissent. En même temps l’état général s'aggrave.

Ces phénomènes effraient le malade qui proteste contre le traitement, mais on ne doit pas se laisser décourager, car l’expérience montre que la continuation du traitement à des doses croissantes fait disparaître ces lésions.

Il ne faut pas croire que le 914 est la seule forme de

l’arsenic qui soit capable de produire ces réactions. En effet, toutes les formes administrées par toutes les voies sont à incriminer.

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