HISTORIQUE
En 1847 Cazenave décrit un pemphigus prurigineux avec un aspect herpétiforme dans le mode de groupement.
Gibert en 1860, décrit un herpès phlyténoide et en 1872 Milton l’herpès gestationis.
Mais, c’est en 1884 que Duhring individualisa la dermatite herpétiforme. Cette maladie fut étudiée plus tard par Brocq qui élargit le cadre proposé par Duhring et créa le groupe des dermatites polymorphes dont la dermatite herpétiforme devint une variété objective.
Plus tard, Darier et de nombreux auteurs englobèrent toutes les variétés de la maladie sous le nom de dermatite de Duhring.
Quant au traitement par l’arsénic, en 1889 Hutchinson publia un cas traité par l’arsenic avec de remarquables effets. Cet auteur employait régulièrement ce remède sous forme de Liqueur de Fowler et acide arsenieux.
En 1890, Duhring dans une communication sur le traitement de la dermatite herpétiforme parla de la valeur de l’arsenic. Il dit « Il n’y a pas de remède qui semble nous offrir tant d’espérances et tant de bénéfices dans les cas de simple dermatite herpétiforme non compliquée ». Mais il ajouta qu'on ne peut pas être sûr de ce médicament qui semble souvent aggraver la maladie. Il arriva à la conclusion que les nombreux insuccès de la thérapeutique arsenicale avaient probablement pour cause l'insuffisance des doses.
Vus En 1923, Mlle Olga Eliascheff, dans une belle con-
tribution à l’étude de la dermatite herpétiforme, publia treize cas traités par l’arsenic. Ces cas étaient observés durant les années 1901 à 1911. Les arsenicaux employés étaient la liqueur de Fowler, l’acide arsénieux et le salvarsan à très petites doses. Elle arriva à la conclusion suivante : « Le traitement arsenical donne dans certains cas de dermatite herpétiforme des résultats nets sous la forme employée jusqu’à présent. Il ne guérit pas en général la maladie, mais il peut, en général, supprimer les symptômes. La rapide réapparition des lésions après la cessation de l’arsenic, ou après une diminution des doses, parle en faveur d’un mode d’action spécifico-symptomatique. Cette action peut dépendre d’une façon surprenante du dosage ».
Les formes d’arsenic employées à cette époque, étaient donc d’une activité plutôt faible. C’est plus tard que Milian, par ses expériences pratiques avec les arsénobenzènes et par les bons résultats obtenus par leur application systématique dans la maladie de Duhring a réussi à rendre plus extensif et plus efficace l'usage de l’arsenic.
Il y a encore plusieurs auteurs qui nient l’efficacité de cette thérapeutique, peut-être à cause de l’insuffisance du dosage ou de la suppression du traitement à la suite des réactions qu’il produit.
Quoi qu'il en soit, on trouve de nombreux adhérents et en France et à l'Etranger qui emploient l’arsenic avec succès. Nous citerons quelques cas seulement.
En 1926, Thesleff publia neuf cas de dermatite her-
pétiforme traités par le novarsenobenzol dont quatre
noue
guérisons et amélioration avec disparition des symptômes subjectifs dans cinq cas.
En 1927, Jung publia le cas suivant : « Une femme âgée de 56 ans étant atteinte de la maladie de Duhring est traitée d’abord avec du bromure de strontium et Ja radiothérapie locale sans aucune amélioration. Alors, on fait un traitement par le novarsenobenzol et l’ultra-violet. Après la troisième injection de 15 cg. de novar, il se produit une amélioration. Avec les intervalles de cinq à six Jours on fait encore cinq injections de 30 à 45 cg. et tous les jours une application de rayons ultra-violets. Avec ce traitement la guérison est obtenue.
Cet auteur arrive à la conclusion que le novar associé à l’ultra-violet donne les meilleurs résultats dans la maladie de Duhring.
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