‹ Le Traitement Arsenical et Ses Réactions Biotropiques Dans La Maladie De Duhring-BrocqChapitre 9 sur 22 · CETAPTERE I LES DIVERS TRAITEMENTS · texte numérisé non relu

CETAPTERE I LES DIVERS TRAITEMENTS

De nombreux remèdes ont été essayés pour le traitement de la maladie de Brocq-Duhring, mais quelques-uns seulement méritent d’être retenus.

On ne peut pas tenir compte des cas isolés où une médication aurait provoqué la guérison. Il y a aussi des cas où la maladie semble avoir évolué vers une guérison spontanée, mais c’est exceptionnel.

Nous ne ferons que mentionner quelques-unes des nombreuses substances avec lesquelles divers auteurs semblent avoir obtenu de bons résultats. L’iodure de potassium à petites doses est employé par Jadassohn, le plasmochin par Stein Sherber, etc., le chlorure de calcium, le mercure à petites doses, l’endocrinologie, le bismuth, le malaria-thérapie, l’auto-vaccin, etc..., etc... sont tous employés par divers auteurs.

Le Professeur Gougerot nous donne un bon résumé des méthodes dont le succès dans de nombreux cas inspire confiance dans leur application.

Ce sont : L’arsénothérapie de Milian, la méthode de Rabello, la méthode de Spillman et Watrin et l’autohémothérapie.

Méthode de Rabello. — On fait douze injections intra-musculaires, deux fois par semaine. d’un ou deux centimètres cubes d’une solution aqueuse à 10 % de tartro-bismuthate de sodium. Ensuite, on attend vingt et un Jours et l’on recommence.

MATE Méthode de Spillman et Watrin. — De deux en

deux jours faire alternativement une injection souscutanée de dix centimètres cubes d’une solution de peptone, à 5 % , bien stérilisée, et une injection intraveineuse de cinq centimètres cubes de la solution aqueuse à 10 % de chlorure de calcium, pendant six à huit semaines. En outre, faire prendre par la bouche XL gouttes d’adrénaline tous les jours.

Auto-hémothérapie. — On fait douze injections intra-musculaires, deux fois par semaine de cinq à vingt-cinq centimètres cubes du sang du malade.

La radiothérapie est aussi employée par plusieurs auteurs. En général, on fait une application dorsolombaire. Krinski divise cette région en trois zones, chacune recevant une irradiation de 4 heures. |] aurait obtenu des succès mais Dupony dans sa thèse publiée en 1926, arrive à la conclusion que le traitement par la radiothérapie n’a pas donnée de résultat décisif.

Plusieurs auteurs emploient la radiothérapie avec l’arsénothérapie, d’autres l’arsénothérapie et l’autohémothérapie. Payenville dit qu’en employant cette dernière combinaison il a obtenu la guérison mais l’arsénothérapie ou l’auto-hémothérapie employée seule n'a pas donné un bon résultat.

Nous dirons peu de choses sur le traitement local — qui est utile seulement en tant qu'adjuvant au traitement interne. S'il y a infection surajoutée, des bains de permanganate seront très utiles. On peut employer les préparations anti-prurigineuses, les pommades calmantes et les réducteurs avec quelques bénéfices.

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