LÉSIONS SECONDAIRES
a) Des squames relativement finies. — Elles proviennent de la desquamation d’une plaque érythémateuse. Elles sont larges, foliacées lorsqu'elles représentent le toit d’une bulle avortée ou vidée.
b) Des croûtes. — Elles sont de couleur jaune mélicérique, brunâtres, molles ou dures suivant l'ancienneté.
c) Des taches maculaires. — Celles-ci font suite aux vésicules, aux bulles et surtout aux éléments purulents. Elles ont une coloration variant du jaune sale au brun foncé et s’effacent lentement.
Îl y a aussi des traces de grattage d’excoriations et des lésions de lichenification.
Histologie
LE DERME. — Sur une large étendue tégumentaire ou dans une zone cutanée étroitement limitée, se produit une vaso-dilatation des petits vaisseaux dermiques de la région papillaire. C’est l'élément érythémateux. À la congestion peut se joindre l’œdème donnant l’urticaire.
L’ÉPIDERME. — Sous l’action d’une exo-sérose abondante, et peut-être à cause de la fragilité de la cohésion cutanée, s'établit dans certains cas un processus de spongiose avec vésiculation interstitielle où se produit une fracture de l’épiderme. La sérosité des vésicules contient une grande quantité d’éosinophiles.
Diagnostic
Pour le diagnostic différentiel nous dirons quelques mots seulement.
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La localisation de l’érythème polymorphe, avec son absence de prurit et de douleur, empêche la confusion entre les deux maladies.
Le diagnostic avec le pemphigus proprement dit, dont les bulles naissent sur peau saine, sans douleur et sans prurit, n’a pas une grande importance dans nos considérations thérapeutiques car, le traitement est le même dans les deux affections.
Parmi les signes indiqués comme caractéristiques de la maladie, les plus importants sont les suivants :
1° L'’éosinophilie dans le sang de 4 à 30 % ou davantage, et l’éosinophilie dans la sérosité des lésions.
De nombreux cas ont été publiés dans lesquels il y avait absence d’éosinophilie dans le sang.
2° La sensibilité à l’iodure de potassium. — Si l’on applique une pommade à l’iodure de potassium sur la peau du malade, il se produit une réaction inflammatoire locale. Si l’on emploie l’iodure de potassium en injection intra-veineuse, 1l se produit une éruption vésiculeuse plus ou moins intense.
3° Signe de la ventouse sèche — Gougerot et Paul Blum : Appliquer sur la peau exempte de lésions une ventouse sèche avec aspiration moyenne. Dans les dermatites bulleuses, des bulles apparaissent distendues par un liquide clair.
Étiologie Malgré les nombreuses théories avancées pour la
cause de cette maladie, son étiologie reste encore inconnue.