IV. — Répartition des accidents
Îls sont infiniment plus fréquents avec le traitement par l’atropine qu'avec la cure bulgare.
L’intolérance à l’atropine s’observe dans au moins 1 /3 des cas, celle au vin belladoné dans 1/10 environ, si nous en croyons nos observations personnelles, celles de la littérature et l’enquête que nous avons faite auprès d’un certain nombre de neurologues.
Les accidents de saturation sont presque de règle avec les très fortes doses d’atropine ; la cure bulgare est habituellement bien tolérée, au contraire, et on ne saurait comparer l’état général des sujets soumis à la première et souvent très fatigués, à celui de ceux qui subissent la seconde et qui apparaissent bien plus florides.
Les troubles vésicaux et intestinaux semblent apparaître par contre, avec une fréquence égale au cours des deux procédés.
D'une façon générale, il est permis de dire, pour clore ce chapitre, que les incidents du traitement belladoné ne sont fréquents que dans leurs formes mineures ; que s’ils nécessitent une surveillance attentive pour les prévenir ou les dépister, ils ne sont pas graves ; enfin qu'ils sont moins fréquents avec le vin belladoné qu'avec la solution d’atropine, fait du reste controversé et dont la discussion sera reprise plus loin.