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exagération des réflexes de posture, prédominant du côté gauche. Une section chirurgicale du tendon d’Achille a été nécessaire pour permettre au malade de faire quelques pas. Le sujet ne peut ni manger, ni s’habiller seul. L'écriture se réduit au gribouillage informe de quelques mots. D’autre part, existent quelques mouvements athétosiques ; à la moindre émotion et au moindre effort de marche, apparaissent des tremblements très violents et des pertes d'équilibre.
Le reste de l’examen est négatif.
On commence alors le traitement par le vin belladoné : 1, 2 puis 3 cuillerées à caféimmédiatement. Dèsles 3 premiers jours, on observe une amélioration considérable, le jeune homme marche, s’habille seul, se promène, mange aussi vite que ses parents, peut écrire, fait de la machine à ramer. \
La tolérance est bonne, mais au bout d’un mois, l'amélioration commence à diminuer. La marche est plus difficile, la fatigue plus rapide. Très progressivement, en augmentant d’une cuillerée à café à la fois, on atteint la dose de 3 cuillerées à soupe par jour. Chaque fois qu’on augmente la quantité de vin belladoné, le mieux apparaît, puis l’accoutumance se produit en quelques jours.
La tolérance est apparemment parfaite (ni mydriase, ni sécheresse de la bouche) et, malgré tout, une part très importante de l’amélioration du début est conservée. C’est alors qu’apparaissent brusquement des accidents toxiques : vomissements, puis dysurie. On suspend la belladone, puis, au bout de 8 jours, on la reprend à la dose très faible de 2 cuillerée: à café. Mais cette fois, on constate de la sécheresse de la bouche, de la mydriase, comme si le sujet avait été sensibilisé par les accidents antérieurs.
De temps à autre éclate même une rétention complète des urines, si bien que le traitement ne peut être appliqué que très irrégulièrement.
Le sujet peut encore manger seul, écrire à peu près, taper à la machine, mais la marche est redevenue difficile. Hi garde donc de la cure bulgare un bénéfice appréciable, mais moindre qu’au début.
OBSERVATION No 2. -— Athétose double avec rigidité améliorée par des doses très faibles d’atropine et de vin belladoné mais remarquablement intolérante à ces deux thérapeutiques.
L. H., 13 ans. — L’affection est congénitale : Pas de syphilis chez les parents, mais sinusite purulente ayant duré plusieurs mois pendant la grossesse de la mère. Traitement spécifique et nombreuses thérapeutiques inefficaces.
À l'examen, mouvements athétosiques très marqués et incessants
PART, da
des deux membres supérieurs et rigidité de type extrapyramidal
à ce niveau.
Rigidité encore bien plus marquée des membres inférieurs qui sont croisés en ciseaux, les adducteurs faisant saillie sous la peau. Cette rigidité est invincible et il est absolument impossible d’écarter les jambes. Le moindre mouvement ne peut être exécuté, sauf à la tête. Cette fillette, qui sait lire, tourne les pages de son livre avec son nez. La voix est coupée, saccadée, bitonale, presque incompréhensible.
Cette malade s’est montrée intolérante à diverses thérapeutiques, en particulier à l'administration de un milligramme de génoscopolamine qui a entraîné des accidents comateux et vasomoteurs qui ont failli être mortels.
On commence à administrer la solution d’atropine à 0,50 %.
Avec une seule goutte par jour une amélioration se dessine. Avec trois gouttes, la rigidité est moindre, la malade peut s'asseoir seule, s’aider un peu de ses mains, parler plus facilement. Les mouvements athétosiques demeurent inchangés. Mais même avec cette dose ridiculement faible, une constipation opiniâtre s’installe et le traitement doit être interrompu.
Quelque temps après, on fait une tentative avec le vin belladoné. H est impossible de dépasser la dose de sept gouttes par jour. L’amélioration est considérable sur la rigidité, à tel point que cette enfant ébauche de petits dessins avec ses mains, empoignant un crayon, mais les mouvements anormaux demeurent aussi amples.
Le résultat se maintient depuis quelques mois. Peut-être sera-t-il possible d'augmenter les quantités prescrites à cette malade si extraordinairement intolérante.
OBSERVATION N°3. — Spasme de torsion chez un parkinsonien, fortement amélioré par la cure bulgare. — L'interruption de traitement dès les premiers signes d’intolérance laisse néanmoins subsister une partie des progrès acquis.
M. Le G..., 27 ans, dessinateur. — Grippe en 1924. Peu de fièvre, mais au cours même de l'épisode infectieux le malade accuse des phénomènes léthargiques importants : crises de sommeil irrésistibles au cours même de son travail. Rapidement les troubles s’aggravent, il dort 36 heures de suite. Encéphalite reconnue à Broussais. Traitement iodé anti-infectieux suivi d'amélioration.
Jusqu'en 1934, évolution progressive malgré les traitements chimio-thérapiques périodiques. Le tremblement apparaît d’abord, limité au bras gauche, puis s’étendant à tout le membre inférieur.