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Les épisodes léthargiques se reproduisent de temps à autre. SCOpo- Tamine sans résultat.
En 1937 s'installent des troubles de kinésie paradoxale. Dans le décubitus dorsal, on ne constate, à côté du tremblement des membres gauches, que la position du pied gauche en légère rotation interne avec hyperéquinisme et orteil en marteau. Mais dans la position debout il se produit des contractions musculaires involontaires, se traduisant par des mouvements dysharmoniques. D’une part, le sujet semble lutter contre une pulsion d'avant en arrière, qui entraîne une hyperextension du tronc,aveclordose vertébrale accentuée, Les genoux sont fléchis, les talons à 3 centimètres du sol. D'autre part, il se produit des mouvements de torsion du tronc de gauche à droite, contre lesquels le sujet essaie de réagir en portant la tête en avant et à gauche, pendant que la jambe et le bras droit tendent à se porter en avant.
La marche en avant exagère les phénomènes, le pied gauche traîne à terre en hyperéquinisme accentué. La course est impossible. Le malade par contre marche à reculons presque normalement et peut facilement accomplir l’acte de pousser ou de tirer un poids.
La rapidité des actes, l'accroissement de l'effort pour les accomplir tendent à atténuer les mouvements de torsion.
Le reste de l’examen neurologique n’apporte rien de spécial. On note un double souffle aortique. Tension 5-16 au Pachon.
L'état reste stationnaire malgré un traitement d’ionisation calcique, et de fréquentes séries de salicylate, septicémine, ete. La génoscopolamine per os reste sans effet. Les injections de 4 milligramme de scopolamine apportent une amélioration passagère. En 1935, l'Eustatenia est essayé, qui amène pendant une dizaine de jours « l’apparence d’une guérison. » Cependant, les troubles reprennent, laraideur du membre inférieur gauche s’accentue, la marche redevient aussi maladroite et l’intensification du traitement n’entraînant aucun progrès, toute thérapeutique est arrêtée.
En septembre 1937, on institue un traitement au vin belladoné, à la dose de 1, 2 puis 3 cuillerées à café à la suite duquel une amélioration notable des phénomènes de torsion se fait sentir. Le malade marche presque normalement, et ce progrès est si sensible que l’on juge intéressant de l’enregistrer par un film cinématographique, qui permet, par comparaison avec un film précédent, de mesurer
‘étendue de l’amélioration fonctionnelle. Les spasmes deviennent plus rares. On s’en tient à trois cuillerées à café, qui maintiennent le résultat un certain temps. Malheureusement, il apparaît de légers troubles de l’accomodation, et surtout une oligurie qui fait sus-
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pendre le traitement. Une certaine aggravation fait suite à cet arrêt de la thérapeutique. Il semble néanmoins qu’une partie de
l'amélioration obtenue soit restée acquise.
OBSERVATION N°0 4. — Parkinson encéphalitique grave. — Amélioration remarquable par la cure bulgare qui est parfaitement tolérée.”
Mad. Le, 46 ans, ménagère. Pas d’antécédents notables. Son mari est mort en 1923 après une période de somnolence et de paralysie oculaire. L’autopsie faite à Péan aurait montré des lésions encéphalitiques (?)
Grippe en mars 1919 avec grosse ascension thermique. Durée de 48 heures seulement. Premiers symptômes quinze jours après : céphalée, tendance au sommeil, rigidité avec prédominance à gauche. Peu de tremblement. Il n’existera jamais de signes oculaires.
Jusqu'en 1925. — Evolution progressive. La scopolamine n’apporte aucune amélioration.
1925. — L'examen montre une ensellure lombaire considérable s’exagérant dans la station debout. Bras gauche en demi-flexion. Facies figé, déviation vers la gauche, légère sialorrhée. Équilibre, Yeux ouverts : bon ; yeux fermés : précaire. Pulsion d'avant en arrière mal corrigée. Contraction des plans antérieurs et postérieurs :
bonne à droite, lente à gauche. Grande inertie psychique. La malade
incapable de toute vie sociale est hospitalisée. Scopolamine et datura n'apportent aucun changement notable.
Février 1936. — La malade ne peut marcher qu’à reculons.
Depuis six mois elle n’a pas pu descendre les escaliers. A chaque tentative de marche, elle tombe sur les genoux. La parole est difficile, l'alimentation spontanée et l'écriture sont impossibles.
L'aspect est figé, le regard fixe, la parole monotone. Le tremblement est peu accentué. C’est au membre supérieur gauche qu’on le constate le plus facilement, menu, rapide et gagnant le membre inférieur droit à la moindre émotion. L'examen met en évidence une hypertonie du type plastique à prédominance gauche. Roue dentée à gauche, Pas de diminution de la force musculaire. Réflexes tendineux exagérés, Pas de signe de Babinski. Examen oculaire négatif, sauf légère diminution de la convergence,
La malade est alors soumise au traitement par le vin belladoné. D'abord 1 cuillerée à café à chaque repas pendant huit jours. Malgré Un ceérlain état de sécheresse de la bouche et une légère paralysie
oculaire, les doses sont, progressivement et sans discontinuer, portées 4 trois cuillerées à ‘soupe par jour.
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Mr p.