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Réflexes tendineux vifs, pas de signes de Babinsky. Sensibilité superficielle et profonde normale.
On constate une certaine bradycinésie. Des troubles vaso-moteurs, une sialorrhée importante et surtout une intense hypersécrétion sébacée de la face complètent le tableau.
Il s’agit donc d’une malade réduite à ne pas quitter la salle d’hôpital, et, même là, condamnée à une vie sociale très réduite; l’activité est presque nulle, l’alimentation pénible et l’inertie psychique est grande en même temps qu’il existe de légers troubles du caractère.
En mai 1936, on prescrit 3 cuillerées à café par jour de vin belladoné qui est bien toléré et l’on monte rapidement jusqu’à 6 cuillerées à café par jour.
En quelques jours, la malade montre une amélioration importante de ses symptômes de rigidité, de sialorrhée, d’hypersécrétion sébacée et surtout de son psychisme. Elle donne l’impression de se réveiller, et son facies s’éclaire. Par contre, le tremblement n’est qu’à peine modifié, les mouvements athétosiques ne sont pas influencés et les phénomènes oculaires persistent sans grand changement. L’électivité de l’action du traitement belladoné sur la rigidité se confirme de façon constante.
Le traitement belladoné a été continué jusqu’à notre dernier examen. Dans ce cas, il nous a semblé que les résultats acquis avec trois cuillerées à café n’ont pas été améliorés en montant les doses à 6 cuillerées à café par jour. D’autre part, au cours du traitement il nous a semblé que l’amélioration de la rigidité tendait à s’atténuer mais qu’au contraire, avec le temps, les phénomènes oculaires devenæent moins intenses.
En tout état de cause, cette malade a eu son existence profondément transformée par la médication belladonée, à un degré moindre sans doute que notre malade de l'observation n° 4, mais suffisamment néanmoins pour qu’une vie presque normale ait pu être reprise.
OBSERVATION N° 6. — Parkinson encéphalitique amélioré par le traitement belladoné. Accident d’intolérance survenant inopinément au 2e mois, malgré lequel la médication est maintenue avec succès.
Mme Fau..., 61 ans, grippe importante en 1918. En 1920 apparaît une paralysie partielle du bras droit. Quelques crises oculogyres. Somnolence. Un peu de tremblement. En 1924, le tremblement devient intense, l’écriture est impossible. Scopolamine et datura restent sans effet. En 1930, à 53 ans, survient la ménopause accompagnée d’une augmentation des troubles. La parole est particulièrement malaisée. La raideur à droite, le tremblement, une sialorrhée très
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