‹ Le Traitement Belladonné à Hautes Doses des Rigidités Extra-PyramidalesChapitre 37 sur 44 · MENT RS · texte numérisé non relu

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importante, l’asthénie psychique obligent la malade à abandonner toute activité.

En 1936, on entreprend le traitement par un vin belladoné :

Pendant 3 jours une cuillerée à café par jour. Le malade accuse dès le premier jour sa surprise de constater qu’elle est beaucoup plus souple, moins figée et qu’elle parle plus facilement.

Le traitement belladoné est continué : tous les trois jours, on augmente la dose quotidienne d’une cuillerée à café, jusqu’à atteindre 7 cuillerées à café par jour. La tolérance est bonne, en dehors d’une intense sécheresse de la bouche qui, d’après la malade remplace avantageusement la sialorrhée d’avant le traitement La constipation est combattue par une cuillerée à café de sulfate de soude. L’amélioraration s’accentue, la rigidité est très réduite, le facies est expressif, Pétat général est bon et même le tremblement se trouve diminué. La parole est aisée, La malade reprend une vie à peu près normale et sort en ville avec une seule canne.

Au bout de deux mois de traitement, alors que rien ne le laissait prévoir, la constipation s’accentue et brutalement des phénomènes digestifs apparaissent sous forme de crises de vomissements durant plusieurs heures.

Les doses de vin belladoné sont réduites à 4 cuillerées à café par jour et cela suffit à faire disparaître les vomissements. La malade est maintenue à cette dose plus réduite. L’amélioration constatée pendant les deux premiers mois s’est à peu près maintenue depuis la réduction à 4 cuillerées.

OBSERVATION N° 7. — Parkinson encéphalitique grave aussi bien amélioré par des doses relativement faibles de vin belladoné que par 26 milligrammes d’atropine.

Mne Marg. Cot.…., grippe en 1919, pendant la convalescence de laquelle apparaissent, de façon d’ailleurs modérée, les signes classiques : céphalée, diplopie, somnolence. Ces signes disparaissent sans traitement. Après’ une période de latence de 9 ans, et survenant quinze jours après un accouchement normal, apparaissent un certain état de rigidité, des périodes de diplopie et un tremblement généralisé important. Petit à petit, la marche devient difficile, l’inertie psychique est considérable, la malade ne songe même plus à s’alimenter

Le facies est complètement figé, crises oculaires fréquentes, la parole

est rare et difficilement compréhensible ; il n’est pas question d’écriture. La malade reste immobile devant ses aliments et ne les porte à la bouche que si l'impulsion lui est fournie de l'extérieur.

Datura, génoscopolamine, grands traitements anti-infectieux,

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bleu de trypan, sont tour à tour essayés sans résultat vraiment appréciable.

En mai 1936 on institue un traitement par le sulfate d’atropine à haute dose. On commence par un milligramme par jour per os. que l’on augmente tous les deux jours de un milligramme. Lorsque la malade est arrivée à absorber dix milligrammes par jour, d’importants progrès se manifestent. Les crises oculogyres deviennent moins fréquentes, la rigidité semble s’atténuer et le tremblement lui-même est réduit. La malade sourit, peut marcher quelques pas et s’alimenter seule, quoique fort maladroitement. Elle ‘parle de façon compréhensible et manifeste une certaine affectivité vis-à-vis de son entourage.

Le progrès s’accentue à mesure que le traitement suit son cours, et comme la tolérance est bonne, en dehors d’une grande sécheresse de la bouche et de la constipation, combattue par le sulfate de soude, les doses sont progressivement augmentées,

Après plusieurs paliers à 15 milligrammes puis à 20 milligrammes par jour les doses de sulfate d’atropine doivent être augmentées jusqu’à 26 milligrammes, qui restent bien tolérés. Il lexiste manifestement un état d’accoutumance et les tentatives faites pour diminuer les doses, entraînent invariablement un retour à l’état précédant la cure d’atropine.

En juin 1937, à un moment où l’atropine aurait été réduite à la

dose quotidienne de dix milligrammes, on décide d'essayer le vin belladoné.

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ler jour milligr. d’atropine, 1 cuil. à café de vin

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