CONCLUSIONS
Î. — On peut utiliser en neurologie, soit une solution de sulfate d’atropine, à 1 pour 200, soit des extraits totaux de racine de belladone dans le vin dont la composition extrêmement complexe semble assurer une action plus forte et plus équilibrée.
IT. — Il est nécessaire d’utiliser de fortes quantités, variables selon les cas, et qu’on administrera d’une façon progressive et sous surveillance médicale. La thérapeutique devra être continuée pendant longtemps, mais il sera génésalement possible de diminuer les doses prescrites.
ITT. — Des incidents et des accidents sont possibles. Les uns tiennent à l'intolérance spéciale de certains malades. D’autres sont de petits ennuis, qu'on devra combattre sans pour cela interrompre la cure. Quant aux véritables accidents ils sont très rares, et, si l’on tient compte des contre:indications à la méthode, sans aucune gravité.
[V. — Les résultats sont surtout favorables sur les rigidités extra-pyramidales, d’où une amélioration fonctionnelle, variable selon les cas, mais qui peut être considérable.
La sialorrhée, est supprimée également. Le tremblement, les mouvements anormaux présentent une atténuation incons tante.
Presque tous les malades qui peuvent supporter cette thérapeutique s’en trouvent améliorés, mais d’une façon très individuelle et sans qu’on puisse tirer de conclusions fermes de l'intensité et de l’ancienneté de la maladie, ou de l’âge du malade. Le traitement belladoné à hautes doses est de
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beaucoup l’arme la plus active dont nous disposions contre les rigidités extra-pyramidales.
La comparaison entre la méthode de Rômer et la cure bulgare est difficile à établir avec rigueur. Il semble que celleci soit nettement mieux tolérée et un peu plus active que celle-là, mais des exceptions demeurent possibles et seul un essai clinique peut fournir une certitude sur ce point.
V. — La belladone à hautes doses est indiquée au cours de toutes les rigidités extra-pyramidales et particulièrement de la plus fréquente, celle de la maladie de Parkinson post-encéphalitique. Elle est contre-indiquée chez tous les tarés, maïs les sujets âgés peuvent en bénéficier à condition qu’elle soit administrée avec prudence.
VI. — Le mode d’action de ces deux procédés est encore inconnu, mais ne semble pas se réduire à un simple effet para-sympathicolytique.
Vu : Le Président Vu : Le Doyen LAIGNEL-LAVASTINE TIFFENEAU
Vu ET PERMIS D'IMPRIMER Le Recteur de l’ Académie de Paris.