I. — Généralités
Ï ne saurait être question de refaire ici tout l’historique de la Belladone. Notre objet étant essentiellement la comparaison des différents traitements belladonés appliqués à quelques syndromes neurologiques précis, nous nous limiterons, d’une part, à l’étude de ce que nous avons trouvé d’intéressant dans certains textes anciens, semblant se rapporter à notre sujet, et d'autre part, à un court rappel de la Cure Bulgare, de sa naissance et de son développement.
L'action de la Belladone sur le système nerveux central est connue depuis Les temps les plus reculés.
Les Syriens, d’après Gracominr, utilisaient les propriétés exhilarantes de la Belladone. Les Égyptiens se servaient de la poudre de cette plante comme hypnotique ; et, suivant une tradition qui a persévéré jusqu’au moyen âge, les sorciers l’incorporaient aux philtres destinés, sinon à rendre amoureux, tout au moins à livrer sans défense l’objet aimé aux convoitises d’un amant cynique. Ces divers usages supposent tous, pour être efficaces, l’utilisation de doses importantes de Belladone, déterminant une intoxication plus ou moins marquée, allant de la légère ivresse atropinique à la perte de conscience.
Les conclusions de la toxicologie et de la pharmacodynamie anciennes attiraient donc l’attention sur les propriétés excitantes de la Belladone sur le système nerveux central, bien plus que sur son action paralÿysante sur le système nerveux périphérique. C’est ce que marque bien la Terminologie des