I. — Diagnostic de la variété d’ectopie
1° Éctonie inguinale superficielle. — On trouve un corps ovoïde plus ou moins ferme sensible à la pression, situé dans la région hautc du scrotum, vers l'extrémité interne du pli de laine:
2° Ectopie inguinale interstitielle. — I s'agit alors d’une petite masse, mobilisable ou non à travers la paroi du canal inguinal, La pression est douloureuse. Parfois on peut refouler et extérioriser la glande ; | as
Dans certains cas, elle apparaît spontanément mais remonte aussitôt. Ce dernier fait tient en général à la coexistence d’une hernie; | - 3° Ectopie iliaque. — Le testicule est situé plus ou moins loin en arrière de l’orifice inguinal profond. On peut le déceler chez les sujets maigres par une douleur exquise à la pression digitale profonde;
4 Ectopie abdominale. — Il n'est pas possible de palper l'organe dans les formes pelvienne, rétrovésicele,; non plus que dans les formes régulières lombaire et sous-rénale.
be Ectopies anormales.— Ce sont les formes périnéale, cruro-scrotale, crurale, pubo-pelvienne antérieure, pénienne, sous-abdominale.
Dans ces variétés on distingue deux groupes cliniques : les ectopies apparentes et les ectopies inac-
cessibles.
R. Wurmser 3
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III. — Les rapports de l'intestin £ avec l'appareil testiculaire
Nous avons signalé déjà la fréquente coexistence d'une hernie avec l’ectopie. à
La hernie a, en général, sa position habituelle en avant des éléments du cordon, sauf inversion du testicule et de ses rapports. ï
La hernie est le plus souvent congénitale (testiculaire ou funiculaire). Il existe cependant des hernies acquises. Enfin l'on a pu trouver deux sacs, l’un en avant, l’autre en arrière.
Le sac congénital, rétréci au niveau de l'anneau interne, est extrêmement mince et intimement adhérent aux éléments du cordon, Peyrot a observé, dans un cas d’ectopie avec hernie interstitielle, que les fibres musculaires nombreuses venues du bord des muscles petil oblique et transverse allaient se perdre sur le sac herniaire qu’elles contribuaient à nee solidement, :
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On peut distinguer quatre types de hernies :
Type A. — Hernie scrotale très apparente, des- |
cendant plus ou moins au-dessous dutesticule ectopié.
Type B. — Hernie inguinointerstitielle.
Le sac vagino-péritonéal contenant viscères et testicule se loge entre le transverse et le fascia transversalis, plus rarement entre les deux obliques.
Type C. — Hernie inguino-propéritonéale.
Dans cette variété, il existe deux sacs, l’un inguino-
scrotal superficiel, l’autre profond, volumineux, situé <ntre ke facia trans versalis el le péritoine pariétal.
Les deux sacs sont séparés par un éperon que forment les muscles de la paroi, et leur coliet s'ouvre dans un vestibule commun, très court, qui communique avec la grande cavité périlonéale.
Type D. — Hernie inguino-superficielle ou pré-
| inguinale.
Le sac présente deux portions, l’une dans l'intérieur du canal, l’autre sous-cutanée dans le tissu cellulaire abdominal et plus-ou moins coudée sur la partie
- profonde au niveau des piliers du canal jnguinal.
Le testicule est en général inclus dans le sac superficiel, plus rarement dans le sac profond.
Dans toutes ces variétés de hernies, le contenu est soit de l'intestin, caractérisé par la sonorité, le gar= gouillement lors des manœuvres de refoulement, ou bien de l’épiploon donnant la sensation d’une masse lipomateuse. |
Donc en présence d’une ectopie du testicule, rechercher toujours s’il y a une hernie.
Coley indique que sur 126 ectopies il existait 126 sacs herniaires. Souligoux trouve 32 hernies sur 35 opérés d’ectopie.
Le testicule suit en général les mouvements d’as- <ension et de descente du sac herniaire, mais il n’en est pas toujours ainsi. Nélaton a vû dans un cas, lorsque le malade était debout et marchait un peu, que la hernie redescendait tandis que le testicule
/æemontait et n'était plus senti par le malade.