‹ Le Traitement chirurgical des Kystes du Tractus thyro-glosseChapitre 5 sur 23 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

L'histoire des kystes congénitaux du cou ne commence que vers le milieu du siècle dernier bien qu’on trouve antérieurement dans Celse un passage relatif à certaines tumeurs du cou à contenu mélicérique.

En 1831, Boyer dans son T'raité des maladies chirurgicales parles des kystes thyro-hyoïdiens, inextirpables selon lui, et se plaint de fistules interminables consécutives à l’ouverture spontanée ou chirurgicale de ces kystes.

Dupuytren, à la même date, à l’encontre des assertions de Boyer, démontra que l’extirpation de ces kystes était parfaitement praticable. Nelaton partage également cet avis.

Depuis lors, les chirurgiens se montrent généralement interventionnistes, mais si tous signalent une difficulté au niveau du corps de l'os hyoïde on ne trouve pas de technique opératoire précise, Cependant la section de l’os hyoïde, pour faciliter l'opération, est déjà mentionnée en 1893 par Durham. La résection d’un segment médian de l’os semble avoir été conseillée pour la première fois par Schange (La revue de chirurgie, 1906).

Vovons maintenant les notions de thérapeutique posées dans différents ouvrages.

En 1898, dans sa thèse, Roques (de Montpellier) insiste sur la nécessité d’une extirpation totale. « Si l’'énucléation présente des difficultés, on excisera largement les tissus environnants. on poursuivra aussi loin que possible les pédicules supérieur et inférieur, s'ils existent, et on détruira soigneusement toutes leurs adhérences. Pour cela il suffira de ruginer ou de cautériser l'os hyoïde. »

En 1901, Veau présente comme un fait capital l'adhérence presque constante du kyste avec l'os hyoïde et il la traite par l’extirpation au bistouri ou le curettage. « S'il existait un prolongement trop étendu il ne faudrait pas hésiter à faire la section médiane de l'os hyoïde. On ne saurait trop insister sur la nécessité absolue d’extirper la totalité de la poche. C’est la seule condition du succès. »

En 1922 ; dans sa thèse, Lautrou conclut à l’abstention opératoire, mais dit que l'opération indiquée par l'anatomie pathologique et la pathogénie de l’affection est l’extirpation du kyste ou de la fistule consécutive, ainsi que de tout le canal thyréo-glosse. Il signale également la résection de l’os hyoïde et l'importance des diverticules dont l’extirpation incomplète est une des causes de récidives.

En 1924, dans un article de la Gazette des Hôpitaux, Victor Pauchet déclare que l’on doit exciser tout le trajet entre l’os hyoïde et la base de la langue, même si on ne peut l'identifier. Il faut alors tailler en plein

tissu, sur la ligne médiane et dans la direction du

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foramen cæcum, un cordon d’un demi-centimètre de largeur. Cet auteur donne comme référence : Sistrunk 1919 (in-Cysts of the thyreoglossal tract). C’est la première technique d'opération complète, étendue à tout le tractus.

En 1929, nous la retrouvons développée dans la thèse très documentée de Remy Neris : Le tractus tAyréoglosse.

Aussi en reprenant aujourd'hui dans notre thèse l’opération de Sistrunk notre ambition se borne-t-elle à vouloir l’illustrer par quelques observations origi-

nales qui mettent bien en relief sa réelle valeur.

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