ANATOMIE PATHOLOGIQUE
Les kystes du tractus thyréo-glosse sont le plus soument uniloculaires à parois lisses. Leur multiplicité, bien que rare, n’est cependant pas exceptionnelle Patterson a opéré un cas dans lequel il y avait trois kystes complètement séparés, Sebileau : un cas où il trouve deux kystes indépendants dont l’un était bilobé. Dans une de nos observations, une malade avait été opérée d’un premier kyste en 1927, et en 1931 une nouvelle intervention enlève deux kystes (Terracol).
Leurs adhérences avec l’os hyoïde sont fréquentes et toujours primitives, Secondairement, après inflammation ou suppuration, ces kystes peuvent aussi contracter des adhérences avec les tissus voisins.
Leur siège est très variable et, sur ce point, la documentation de Baïley portant sur 92 cas donne la proportion suivante :
près duforamen cæcum UE 2 cas
au niveau de la pointe de la langue déformant le plancher de la bouche ............ 6 cas
1, Thèse Chahine, observation no Ds
site
en position sus-hyoïdienne .............. 12 cas en position sous-hyoïdienne, mais n’atteignant pas le bord supérieur du cartilage thy-
DOUÉ Et Se eau 37 cas
en position thyroïdienne (à la hauteur du
CES ETS PR RE EE 23 cas
à la hauteur du cricoïde et des premiers AREA UD CL ARE AC OBS a cmt 7 cas
en position sus-stérnale ...:........:...4. 4 cas
Leur contenu est dense, filant, de consistance colloïde, parfois limpide ou blanc jaunâtre, sans toutefois contenir de productions ectodermiques comme les kystes dermoïdes.
Leur paroi est formée par deux couches.
Une couche externe de tissu conjonctif riche en fibres élastiques le plus souvent parallèles entre elles et pourvue de nombreux vaisseaux sanguins.
Une couche interne formée d’un revêtement épithélial uni ou pluri-stratifié, ordinairement cylindrique et cilié. Cette paroi est doublée d’un tissu Iymphoïde ordinairement diffus, et l’on peut aussi y rencontrer des formations thyroïdiennes rudimentaires, mais carac-
téristiques.