‹ Le Traitement chirurgical des Kystes du Tractus thyro-glosseChapitre 8 sur 23 · II. SEGMENT SOUS-HYOÏDIEN · texte numérisé non relu

II. SEGMENT SOUS-HYOÏDIEN

Chez l’homme, le corps thyroïde reste en relations intimes avec le tractus originel par l'intermédiaire d'une formation médiane, nettement individualisée, la pyramide de Lalouette. Celle-ci, dans la moitié ou

les deux tiers des cas environ (les 2/3 selon Zoja,

43 ©, d'après Marshall, 25 cas sur 40 pour Chemin) se prolonge jusqu'à l'os hyoïde ou son voisinage immédiat. Elle paraît alors être issue du bord inférieur ou de la face postérieure de l'os, parfois du tissu rétro-hyoïdien, mais jamais de la face antérieure.

Il est exceptionnel que, chez l'adulte, l'isthme thyroïdien reproduise la forme du conduit embryonnaire bifurqué en forme de V ouvert en bas. Cet aspect a été rencontré une fois sur 60 par Marshall. Cet auteur à également vu dans un autre cas deux pyramides indépendantes se terminant sur le cartilage thyroïde.

Sur 40 examens, Chemin trouve la pyramide bifurquée à son extrémité inférieure dans deux cas et double sur toute son étendue dans deux autres,

En résumé, on voit donc que la bifurcation haute ou précoce du segment inférieur du tractus thyréoglosse est exceptionnelle, De plus, comme on n'a jamais rencontré une duplieité anatomique certaine du canal lingual on peut dire que rien n’est venu confirmer l'hypothèse de Stieda et Jacoby sur le caractère pair et symétrique de l'ébauche médiane.

Après cette étude embryologique et anatomique nous devons envisager les rapports du tractus thyréo-glosse avec l'os hyoïde. Du point de vue chirurgical ils présentent un intérêt capital. L'étude historique du traitement des kystes du tractus révèle en ce point une difficulté particulière, mise en évidence par la diversité des artifices opératoires, depuis le simple coup de curette, de rugine ou de thermocautère jusqu'à l'excision partielle du corps de l'os.

Te

Streckeisen, Faure et Tourneux avaient affirmé depuis longtemps que le tractus passe au devant de l'os hyoïde. Les dissections de Frazer, l’étude embryologique de Wenglowski et plus récemment celle de Remy Neris, en donnent la démonstration rigoureuse. Au début de ses recherches His avait adopté lopinion inexacte du trajet rétro-hyoïdien. Mais, dès 1891, dans un second travail, il représente la section sagittale médiane d’un embryon humain de 16 millimètres qui montre bien le tractus abordant la face antérieure de l'os hyoïde, Mais par contre on n’y voit pas l’incurvation temporaire rétro-hyoïdienne et ascendante du segment inférieur qui est si nette sur l'embryon de Remy Neris. C’est cette courbe qui donne la clef des

conclusions contradictoires.

Delsériès.

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