‹ Le Traitement chirurgical des perforations intestinales typhiques par l'Entérostomie systématiqueChapitre 15 sur 23 · Porec er ni Mangr. — FU généralisée De per · texte numérisé non relu

Porec er ni Mangr. — FU généralisée De per

foration Lyphique avec vaste épanchement stercoral intra-pé- “h ! ritonéal. Large drainage sans suture. Guérison. Écho Médi- \

cal du Nord, 4 avril 1909, P: 158. RE

is NPA

D..., Gustave est soigné de le 19 be 1908 pour. Hi

une fu Lyphoïde de gravité moyenne, lorsque le 24 octobre,

se produisit une violente hémorragie intestinale. Le même jour, à 2 heures de l'après-midi, AOC brusque en coup de

poignard.

« Lorsque nous voyons le malade, le lendemain rs facies est terreux, les ailes du nez battent incessamment; le

regard est fixe, les yeux enfoncés dans les orbites; la respiration est superficielle et rapide : le pouls, irrégulier. petit, inégal, bat à 140. Le ventre est considérablement ballonné ; la matité hépalique a disparu en grande partie; la pression de l'abdomen est très douloureuse; le malade est en pleine péritonite. à

« Sa mère, prévenue de la gravité du cas, eonsent à l'opé-

ration. À midi, après chloroformisation aussi peu profonde que possible, on pratique la laparotomie, sur la ligne médiane. A peine une boutonnière est-elle faite au périloine que des gaz félides s’échappent en bouillonnant. Un jet de matières fécales jaillit à 50 centimètres de hauteur et nous inonde. L'intestin apparaît rouge, dépoli, légèrement distendu. Pendant ce temps, l'aspect du malade n'est rien moins que rassurant, la face tirée est cyanosée, la cornée semble déjà perdre

de son brillant, les extrémités sont froides, le pouls s'accélère.

Il est évident que nous ne pouvons songer à dérouler l'in-

air de même calibre part de y béchendié ue dans. is la région splénique, contourne la paroi et vient ressortir par. la plaie abdominale, un troisième est mis de la même façon à droite. Enfin un quatrième plonge dans le petit bassin j jusqu’au fond du cul de sac vésico-rectal. . «Au lotal, quatre drains, deux médians et deux latéraux sortant tous les quatre sur la ligne médiane, s'élagent de: . loubilic au pubis. On ne fait aucune suture de la paroi. On Te place seulement un crin de Florence pour ai les drains 1 d'être chassés trop vite. | “e ff he

« Pansement largement absorbant à la ouate hydrophile.

« Cette intervention n'a duré que quelques minutes. Le malade est remis dans son lit; le pouls est incomplable, la

respiration s'est encore accélérée, la situation paraît désespérée.

« Pendant toute la j journée du 5 et la nuit du 25 au 26, on

fait des injections répétées de sérum artificiel caféiné. Les drains fonctionnent admirablement. Le pansement a dû être changé quatre fois, tant le malade baignait dans le liquide qui sort de l’abdomen.

« Le 26, à notre grand étonnement, l'état paraît des plus satisfaisants, la température est tombée aux environs de la normale, le pouls bat à 84, le facies est bon; le malade parle et demande à boire.

« L'amélioration s’accentue les jours suivants, malgré une à légère recrudescence de la fièvre (38°5, le 4 jour). Des matières fécales liquides s’écoulent par la plaie et par les drains en grande abondance; il n'y a plus de selles par l'anus. La poussée fébrile est d’ailleurs éphémère, el la température revient à la normale 24 heures après.

“é a toujours très Sue, 4 être. Ponoae 3 à |A fois par jour. Deux drains, chassés un peu à la fois, se sont éliminés d'eux-mêmes; restent seuls les drains placés lun

liquide.

« Le.15 novembre, on Jui fait absorber quatre cachets de

charbon de Belloc : les deux premiers à 8 heures du matin, le troisième à midi, le quatrième à 3 heures du soir. Le pan-

sous le foie, l'autre dans le flanc droit. La plaie est rouge sur un large pourtour, et le malade déclare en souffrir beaucoup. I est toujours soumis à une alimentation exelusivement

sement fait à 9 heures du soir ne contient pas encore de charbon ; mais on en trouve dans le pansement du lendemain malin. Les premiers cachels ont donc mis au moins 13 heures pour arriver à l’orifice intestinal, qui est par conséquent situé très bas sur l'intestin grèle, non loin du cœeum sans doute. On donne des œufs au malade. Res es CARE

« Le 17 novembre, un troisième drain est expulsé.

« Le 20 novembre, le dernier drain tombe de lui-même.

« On recommence l'alimentation semi-liquide (purées de légumes, crèmes, etc.). Le patient se plaint d'envies de déféquer qui le font souffrir. Et les jours suivants, 1l laisse aller dans son lit des scyballes grosses comme des noix, et très dures, En même temps, l'écoulement par la plaie a beaucoup diminué d'intensité; deux pansements suffisent dans les 24 heures ; la plaie bourgeonne activement et tend vers une cicatrisation rapide. L'état général est très bon; l'appétit excellent.

« D..., va régulièrement à la selle tous les jours. Il se lève pour la première fois le 15 décembre.

« Le 25 décembre, la plaie n'existe pour ainsi dire plus; il ne subsiste qu’une petite fistule stercorale, donnant en 24 heures environ deux dés à coudre de liquide.

« Celte fistuletle se ferme d'elle-même dans les premiers jours de janvier ».

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